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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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Montée vers Pâques - Les soirées

  Publié le mardi 27 août 2013 , par Henri Gouraud

Montée vers Pâques 2013 :
-  après la retraite pascale l’an dernier (avril 2012)
-  avant la mission paroissiale l’an prochain (mars 2014)

Les 5 premiers samedis de Carême + le samedi de Pâques - de 20h30-22h :
- Samedi 16 février à Ste-Madeleine : « L’Eglise, un mystère... »
- Samedi 23 février à St-Louis : « Corps du Christ et Peuple de Dieu »
- Samedi 2 mars à Ste-Douceline : « L’Eglise du Ciel »
- Samedi 9 mars à St-Louis : « Jésus, oui ! L’Eglise… non ? »
- Samedi 16 mars à Notre-Dame de Consolation : « Tous saints »
- Lundi de Pâques 1er avril : chasse aux œufs et pique-nique paroissial à ND de Consolation.
- Samedi 6 avril à St-Louis : veillée miséricorde « La révélation divine ».


LUMEN GENTIUM

Deuxième soirée - 23 février 2013

L’Eglise, Corps du Christ et Peuple de Dieu

En introduction

(résumé de ce qu’a dit Père Benoît)


Retour sur la première soirée

Nous fêtons les 50 ans de l’ouverture du Concile Vatican II, qui s’est déroulé sur quatre sessions dont la troisième a publié le texte « Lumen gentium ». C’est le Christ qui est lumière des peuples (Lumen gentium) et cette lumière resplendit sur l’Eglise et tous les peuples. Notre Saint Père nous rappelait dernièrement de passer du « concile des médias » au concile de la Foi. La semaine dernière nous avons contemplé l’Eglise comme Mystère dans sa relation avec le Père, avec le Fils et avec l’Esprit Saint. Les deux phrases à retenir de la première rencontre :
§1 - L’Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain
§ 4 - L’Église universelle apparaît comme un « peuple qui tire son unité de l’unité du Père et du Fils et de l’Esprit Saint »

Voilà d’où vient l’Eglise : du cœur de la Trinité ! C’est pour cela que l’icône de la Trinité accompagne toutes ces soirées.

Ce soir

Le paragraphe 5 aborde l’Eglise comme Royaume de Dieu ; l’Eglise annonce le Royaume et en même temps elle est signe du commencement, du germe de ce Royaume.

Le paragraphe 6 énumère assez longuement et de façon intéressante les images de l’Eglise dans la Bible comme bercail, champ, vigne ; l’Eglise comme construction, temple, demeure ; l’Eglise symbole de la famille de Dieu, et aussi Mère et Epouse.

Nous méditerons ce soir sur trois paragraphes :
§ 7 – L’Eglise comme Corps mystique du Christ (1 Co 12, Ro 12)
§ 8 – L’Eglise visible (dimension hiérarchique et communautaire) et invisible (l’Eglise du ciel)
§ 9 – L’Eglise Peuple nouveau, en référence au Peuple d’Israël

L’esprit de ces rencontres, c’est de rencontrer l’Esprit dans ces textes ! Plus que des conférences ces soirées doivent être vécues comme méditations.

Réponses aux questions

(résumé de ce qu’a dit Alain Grau)

Pourquoi les sacrements unissent de manière mystérieuse les croyants ? (§ 7 – L’Eglise, corps mystique du Christ)

Avant de répondre directement, il est important de revenir sur le terme de « corps mystique » et le lien entre le corps mystique et le vrai corps du Christ sur l’autel, que nous pouvons palper, mâcher comme le dit Saint Jean. « Le Corps mystique que nous formons », une belle image mais un peu inconsistante. Dans l’Eglise primitive, le corps mystique signifiait l’Eucharistie. Le corps réel c’était l’Eglise ! (et à l’intérieur de ce corps, l’eucharistie désignée comme corps mystique). Nous sommes une seule chair !
Les Pères du Concile se retrouvent avec cette inversion (entre le XI et le XIIIème siècle et reprise par l’encyclique de Pie XII) : « Il les a constitués, mystiquement, comme son corps » (§7). Et le concile commence par ce qui fait la réalité de ce Corps : les sacrements. L’Eglise est le sacrement primordial et dans cette réalité on a les sept sacrements. « Dans ce corps, la vie du Christ se répand à travers les croyants que les sacrements, d’une manière mystérieuse (parce que cela ne dépend pas de nous) et réelle, unissent au Christ souffrant et glorifié ». La réalité de notre chair humaine et ecclésiale passe par le mystère pascal. L’existence du Christ devient nôtre petit à petit par les sacrements, cela signifie que nous sommes réellement une seule chair. Dans le texte, le « comme son corps » disparait et devient « dans ce corps ». « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, à nous tous nous ne formons qu’un corps » Le concile doit nous apprendre que nous sommes réellement donc mystiquement une seule chair. Et c’est parce que nous sommes une seule chair que les sacrements nous unissent.

Comment comprendre « hors de l’Eglise point de salut » ?

§ 8 – « Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste »
Catholique signifie : selon le tout (universel). La phrase n’est pas au sens de l’Eglise catholique romaine. L’Eglise telle qu’elle se présente à nous de façon visible, unique Eglise du Christ, subsiste dans l’Eglise catholique mais en même temps le mystère unique du Christ ne s’y épuise pas. Il y a des réalités qui sont hors de l’Eglise visible. Il faut nous convertir dans la manière où nous percevons l’Eglise, convertir notre regard sur les frontières de l’Eglise. Vatican II l’affirme : il n’y a pas de frontières. Ce n’est pas dire que tout ce vaut, le concile ne dit pas ça. De ce Corps, le Christ est la tête. Nous devons à la vérité (et c’est un devoir) de percevoir le mystère de l’Eglise comme un mystère dynamique : c’est l’univers entier qui est récapitulé dans le Christ. Depuis Adam jusqu’au dernier homme le mystère de l’Eglise traverse tous les hommes. L’Esprit saisit chaque homme et l’appelle par son nom pour l’attirer vers Celui qui est au centre : le Christ, pour être le fils bien-aimé du Père, dans le Christ.
L’Eglise, c’est le corps que l’Esprit Saint forme au Fils dans l’Histoire. Cette dynamique saisit tout homme à partir du moment où il y a une réalité visible à travers les sacrements. Le mystère de l’Eglise saisit le cosmos entier. Nous devons considérer nos frères de cette manière-là.
Qui est hors de l’Eglise ? Au moment où il y a refus de la dynamique de l’Esprit, volonté de se retrancher de l’Eglise, volonté de ne pas consentir au mouvement qui m’amène au Christ : c’est le péché.

Comment nous, pécheurs, pouvons-nous constituer un Peuple Saint ?

§ 8 – « L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26) »
Nous sommes en pèlerinage, nous sommes sur la route. Le mystère de l’Eglise c’est ce mouvement vers le Christ qui est au centre. Tout le monde est attiré, c’est une dynamique qui parcourt l’Eglise. Saint Augustin dit : « Le jour où tu dis : ça suffit ! Tu es déjà mort ! Avance toujours, avance en chemin, ne recule pas, ne sors pas de la route. Qui n’avance pas piétine. » La grâce de Dieu est une dynamique. Notre baptême est agissant. Nous sommes une seule chair : si je bloque cette dynamique cela a une implication forte sur la vie communautaire.
Nous devons prendre conscience que nous ne formons pas l’Eglise nous-mêmes : c’est l’Esprit Saint qui engendre l’Eglise.
Ce n’est pas par la morale (ou la loi naturelle) que je peux m’approcher de ce mystère de Dieu. Ce qui est inscrit au cœur de tout homme c’est la charité. Nous sommes faits pour aimer et donner notre vie, et cela touche l’humanité toute entière. Ce qui définit l’homme c’est d’être capable de se donner à ses frères et cela rejoint le mystère trinitaire. C’est ce qui constitue le mystère de l’Eglise et ce qui va sauver celui que le vit même s’il ne connait pas Dieu.

Que signifient : « race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte » ?

Ces termes pour décrire le Peuple de Dieu, en utilisant les images de l’ancien testament. Cela nous dit que le Peuple de Dieu ne commence pas à la Pentecôte mais est constitué depuis l’Alliance, depuis Adam. C’est l’Alliance qui définit la notion de Peuple.
Ces trois termes sont dons de l’Esprit Saint : seul Dieu est Saint, « Nation Sainte » parce que créée par Dieu et portant en son sein la réalité qui est Dieu. Ils renvoient également à l’histoire du peuple : le sacerdoce royal est un don.
Trois sacrements nous marquent d’un sceau : le baptême, la confirmation, l’ordre. Ce que l’on oublie parfois c’est que cela reste un dynamisme : Dieu est fidèle et s’engage.

Comment accueillir ce dynamisme ?

§ 9 – « Il a plu à Dieu que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu au contraire en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté. »
C’est la charité qui fait l’Eglise. Les sacrements nous donnent la vie du Christ et nous avons tous nos frères à sauver. Nous portons chacun toute l’humanité. Nous sommes unis au Christ et nous portons le salut du monde. C’est le mystère de notre sainteté, de notre consentement à porter l’intégralité de l’humanité. Notre prière, c’est la prière du Christ à Gethsémani quand Jésus prend dans son cœur chacun de nous. Nous serons chrétiens et catholique quand nous entrerons dans cette prière.


Déroulement de nos soirées
L’équipe préparatrice : Alain et Sophie Grau, Myriam Merabet, Henri Warlet, Philippe et Odile Conte, François et Marie-Laure Decaux, Leïla Faid’herbe, Yves Georget, Nicole Ferré, Martin de Bovis.
- 20h30 : chant
- 20h40 : introduction (ce qu’on a fait la dernière fois, ce qu’on va faire). Poser la problématique.
- 20h50 : travail personnel, à 2 ou 3.
- 21h10 : dialogue et approfondissement.
- 21h40 : intercession spontanée.
- 21h50 : conclusion et complies.
- 22h : tisane










 

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