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Pakistan : Une jeune chrétienne accusée de blasphème pour une erreur de prononciation.

  Publié le lundi 24 octobre 2011 , par Paroisse Saint-François de Paule

Une erreur de prononciation au cours d’un examen scolaire a été la cause pour une jeune chrétienne de 13 ans d’une accusation de blasphème.


Une erreur de prononciation au cours d’un examen scolaire a été la cause pour une jeune chrétienne de 13 ans d’une accusation de blasphème. Une banale faute de grammaire en devient le prétexte pour frapper une jeune fille, une famille, une communauté. C’est ce qui est arrivé dans le village d’Havelian, dans les environs d’Abbottabad (dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, située au nord-ouest du pays). Comme le signale à Fides la Fondation Masihi - organisation qui s’occupe de la défense des droits des chrétiens au Pakistan dont Asia Bibi - l’histoire « frôle l’absurdité ». Faryal Bhatti, 13 ans, élève de la 8eclasse de l’enseignement secondaire, au cours d’un examen scolaire avec une enseignante musulmane, Fareeda Bibi, a prononcé de manière erronée le mot « naat » (poésie d’éloge) adressée au prophète Mahomet, la transformant en « laanat » (qui signifie malédiction) : « Il s’agit d’une erreur commune pour les jeunes parce que, dans leur forme écrite, les deux termes sont très semblables », explique à Fides la Fondation Masihi.

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Classe_pakistanaise

L’inflexible enseignante a, en revanche, convoqué les autorités scolaires et le principal de l’établissement, Asif Siddiqui, a expulsé la jeune fille. Il a également appelé les responsables religieux islamiques locaux qui ont déposé devant les autorités de police une plainte officielle (First Information Report) pour blasphème à l’encontre de la jeune fille et de sa famille. Des protestations publiques contre les chrétiens ont ensuite eu lieu. La jeune fille est traumatisée et, par peur de rétorsions, la famille a été contrainte à quitter son domicile et à déménager. La Fondation Masihi est intervenue, convoquant deux chercheurs et juristes islamiques d’Islamabad, Maulana Mehfooz Ali Khan et Hussain Ahmed Malik, qui se sont rendus sur place, ont rencontré la jeune fille, les autorités scolaires et la police, expliquant l’évidente méprise et le fait que Faryal n’avait aucune intention de blasphémer.

Une autre histoire de souffrance pour les chrétiens a été enregistrée à Kasur, au Punjab. Le prêtre catholique du lieu, le Père Baharat, a raconté à Fides qu’une jeune fille catholique, Salma Masih (nom de fantaisie NDR) a été enlevée et séquestrée pendant un mois par un musulman. Parvenue à s’enfuir et revenue chez elle, sa famille a demandé l’aide du Curé et de la Commission Justice et Paix locale afin d’obtenir protection et justice. Aujourd’hui, la jeune fille est contrainte à vivre cachée.

Article du 20 septembre 2011 sur le site Notre-Dame de Kabyllie.

En Égypte, des musulmans salafistes menacent de détruire une église copte.

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COPTES

Des salafistes musulmans menacent depuis plusieurs jours de détruire l’église de Merinab, dans la province d’Assouan en Haute-Égypte (sud). Les chrétiens coptes avaient lancé les travaux de rénovation de l’église Saint-Georges le 26 août. Une foule de musulmans salafistes ont alors bloqué les accès au village, exigeant l’arrêt des travaux, rapporte le Service d’information catholique pour l’Afrique (Cisa).

« Tous les permis de construire nécessaires ont été accordés l’an dernier, a affirmé Mgr Makarios Boules, lors d’un entretien téléphonique avec le quotidien égyptien Egypt Daily News. Mais les travaux ont été retardés à cause des bouleversements politiques dans le pays. » Le 2 septembre, les autorités locales ont réuni les dirigeants de l’église, des chefs musulmans locaux et des agents des forces de sécurité pour régler le différend. Dans un souci d’apaisement, les chrétiens ont accepté de renoncer à la construction d’une flèche et de traversées extérieures.

Les salafistes promettent de démonter le bâtiment

La semaine suivante, les musulmans ont à nouveau menacé les chrétiens. Ils ont exigé que les dômes soient retirés du toit de l’église. L’administration a convoqué une nouvelle assemblée, sans succès. Les fondamentalistes musulmans ont promis de démonter l’ensemble du bâtiment, après la prière de midi le vendredi 16 septembre, si les dômes n’étaient pas enlevés.

Dans un communiqué, le groupe « Égyptiens contre la discrimination religieuse » a dénoncé l’attitude des salafistes envers les chrétiens coptes. Selon l’organisation, « le même groupe de salafistes a forcé les coptes, dans le village de Merinab, à se réunir avec les agents de sécurité, leur intimant l’ordre de ne pas mettre des anneaux ou des croix sur les murs de l’église, de supprimer les dômes, bien qu’ils soient compris dans le permis de construire ». Le communiqué condamne aussi le blocus du village, les salafistes empêchant les coptes d’y entrer ou d’y sortir, et de cultiver leurs terres.

L’anxiété des chrétiens en Égypte

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Saint_Georges_de_Merinab_en_Egypte

Le patriarche d’Alexandrie des coptes-catholiques a récemment évoqué l’anxiété des chrétiens en Égypte. « Des responsables civils et religieux donnent des déclarations rassurantes, mais sont loin de tranquilliser les chrétiens », a affirmé le cardinal Antonios Naguib, patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques lors de la rencontre interreligieuse de Munich organisée par la Communauté de Sant’Egidio, le 12 septembre.

Sept mois et demi depuis la Révolution égyptienne des jeunes du 25 Janvier, « l’apparition et le renforcement des islamistes, Frères musulmans, salafistes et d’autres groupes, ont totalement changé la scène politique (…). Au plan religieux, les conflits entre musulmans et chrétiens sont réapparus. Les discours religieux et les déclarations des salafistes et d’autres islamistes inquiètent vivement les chrétiens ». Une inquiétude renforcée, selon lui, par l’absence de chrétiens dans le gouvernement et parmi les gouverneurs des régions.










 

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