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Plan d’Aups - Saint-Jacques le Majeur

Doyenné de saint-Maximin

  Publié le lundi 30 juillet 2007 , par Françoise Girard

L’église romane du Plan d’Aups est un des monuments les plus anciens de Provence. Sa voute a été terminée au 12° siècle. C’était le lieu de culte des Religieuses Cassianites.


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Un peu d’histoire

L’orientation est traditionnelle, vers le soleil levant. L’axe du chœur est incliné de 30° vers le Nord. La nef monte en direction de l’autel. Le sol était primitivement en terre battue. On y enterrait les morts au Moyen-Age. II a été recouvert de dalles au XVIIIe siècle. Des ossements nombreux s’y trouvent encore en plusieurs endroits et même dans les loculi des murs. Une cinquantaine de squelettes ont été réunis dans la crypte (ou caveau) située à gauche en entrant.

Le presbytère est relativement récent (XVIIIe siècle ?). C’est sans doute à l’époque où il a été construit que la porte actuelle a été ajoutée à l’ancienne, plus grande, que l’on peut voir à l’intérieur surmontée d’une meurtrière primitive. On barricadait cette porte, la nuit, avec une poutre que l’on glissait, le jour, dans un couloir que l’on aperçoit à gauche, à 0,80 m du sol. La porte murée qui se trouve dans le chœur, à droite, donnait accès au monastère des Cassianites.

Les murs sont très épais (1,20 m). L’origine de la voûte du chœur est sans doute un vestige chrétien d’une haute antiquité, hérité du paganisme romain : c’est "l’axe du monde " symbole de la communication entre le ciel et la terre. Le calvaire date probablement du XVe siècle. Les 2 statues dorées et celle de Saint. Barbe sont relativement récentes mais rappellent le style du XVIII siècle. La pierre d’autel de la Sainte Vierge provient d’un temple gallo-romain érigé aux déesses protectrices des eaux du Plan d’Aups, à la source de la propriété de Sainte Germaine.

Les deux pierres situées à l’entrée du porche datent de la même époque. Voici reconstitué le texte de celle de droite : "matribus almahabus sextus vindius solvit merito libenter" ("aux mères Almahoé, S. Vindius s’est acquitté de son voeu, volontiers et à juste titre").











 

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