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Quand survient la mort d’un proche

  Publié le mercredi 23 mai 2012 , par Gilles Rebêche

Bouleversés, désespérés par la mort proche d’un être aimé, vous ne souhaiterez peut-être que passer le plus de temps possible auprès de lui et ne pas encore envisager sa « fin ».
Pourtant, en ces heures difficiles des décisions seront à prendre sur la manière de lui dire adieu et de manifester l’affection qui vous réunit autour de lui.
En outre, les démarches à faire seront nombreuses, vous y préparer évitera de décider dans l’urgence et parfois d’avoir ensuite des regrets.
Des interrogations sur le sens de la vie et le sens de la mort sont aussi là, bien présentes.
Ce petit livret, en abordant quelques questions essentielles, peut vous aider à vivre plus sereinement ces moments de séparation si douloureux.


Une épreuve incontournable

De tout temps et de toutes civilisations, la mort a été considérée comme un événement à la fois personnel et public. Il est difficile de dissocier ces deux aspects, même si notre société tend à « occulter » cet événement si important dans notre existence.
Cependant, les rites autour de la mort font partie, dans notre culture, des rites essentiels de la vie, appelés rites de passage, tels que le baptême ou le mariage. Ils sont nécessaires aux vivants parce qu’ils expriment le lien social, l’espérance personnelle et la foi de la communauté.
En effet en mourant le défunt emporte une partie de nous-mêmes, de notre histoire, mais dans le même temps il nous fait advenir à une nouvelle manière d’être, à un autre mode de présence.
La mort d’un proche nous fait prendre la mesure de notre propre mort et nous interroge sur notre façon de vivre.
Cette mort peut faciliter des gestes de réconciliation et de tendresse, elle peut permettre de réveiller une foi timide, qui pourra s’exprimer dans sa vraie mesure.
Une disponibilité intérieure, difficile à acquérir, peut aider à vivre cette épreuve comme un passage vers la vie.

Vivre l’événement

Quand survient la mort, une des premières préoccupations de l’entourage du défunt est de rencontrer les responsables des pompes funèbres pour organiser avec eux les obsèques.
En fait, plusieurs étapes aident à vivre ces quelques jours douloureux : l’exposition du corps permet de reconnaître la mort, la mise en bière marque la séparation et la mise en terre lui donne une place repérable.
Dans ces moments-là, les chrétiens ont quelque chose à dire : ils peuvent vous aider à vivre l’événement en priant avec vous, en vous aidant à préparer la célébration des obsèques, en vous écoutant et en vous accompagnant durant ce long temps du deuil.
Des prêtres, des diacres, des religieuses et aussi des laïcs, hommes ou femmes, sont à votre service. Ils ont été formés à cet accompagnement des familles, ayant, pour la plupart, été eux-mêmes confrontés personnellement à l’épreuve du deuil.
Ils peuvent vous aider à exprimer les questions que vous vous posez à juste titre : pourquoi lui ? pourquoi moi ? pourquoi toute cette souffrance ? et après ?

À vos côtés, ils pourront, si vous le souhaitez, vous aider à choisir des textes de méditation et de prière, à poser pet-être des gestes d’amour, d’adieu, de pardon et à dire les paroles d’espérance que vous voudriez exprimer, pour ne pas vivre dans d’indécents regrets.
Après l’au-revoir, le deuil est une épreuve incontournable pour chacun d’entre nous. Il demande du temps pour laisser le chagrin s’exprimer et apprivoiser l’absence.
Ce travail intérieur peut être l’occasion d’une croissance humaine et spirituelle insoupçonnée au départ.
Il n’est donc jamais trop tôt pour s’y préparer.

La crémation

Tout en préférant la tradition de l’inhumation, l’Église catholique ne s’oppose plus à la crémation des corps.
En effet, pour les chrétiens, que le corps du défunt soit rendu à la poussière par inhumation ou par crémation ne change pas l’affirmation de leur foi en la résurrection.
Cependant, l’Église catholique souhaite qu’un lieu de mémoire du défunt soit désigné pour le recueillement et la prière. Le cimetière est bien le lieu privilégié pour recueillir les urnes. Elle déconseille de garder les cendres au domicile des vivants, ou de les disperser, afin qu’il y ait un lieu de souvenir et de recueillement.

Le pardon est-il possible ?

Avec le départ de celui ou celle que l’on a aimé(e), les regrets se bousculent. Regrets, mais aussi pardon. Comment pardonner d’être parti à celui qui est parti ? comment se pardonner à soi-même de n’avoir pas su trouver les mots et les gestes dont on aurait aimé être capables ? « pardonner à Dieu » de nous avoir repris celui ou celle que l’on aimait ? pardonner à ceux qui nous entourent de ne pas comprendre notre peine ? pardonner sera non seulement possible mais, avec l’épreuve, indispensable pour traverser le temps du deuil et retrouver le goût de vivre.







Ces textes sont issus des publications de l’AEPP, Face à l’épreuve du deuil, des chrétiens ont quelque chose à vous dire…

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