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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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Auteur d’une Liturgie des Enfants


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Quatrième dimanche de Carême, année A

  Publié le dimanche 30 mars 2014 , par Chantal de la Motte

Fiche de liturgie pour le dimanche 30 mars 2014








Accueil
Chaque enfant peut dire son prénom, pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Jésus est là avec les enfants, comme avec leurs parents qui sont dans l’église. Nous écoutons la même Parole de Dieu que les parents et que tous les hommes du monde entier aujourd’hui. Il est conseillé de lire l’Evangile dans un missel ou un lectionnaire plutôt que sur une feuille volante. On peut demander aux enfants de venir en procession après la proclamation de l’Evangile pour embrasser la Parole (le livre ouvert), en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! ».)

Rappel du temps liturgique
Nous sommes le quatrième dimanche de Carême. Pendant le Carême, nous ne chantons pas d’Alléluia pour acclamer l’évangile.

Acclamation de l’évangile
Que soit béni le nom de Dieu, de siècles en siècles, qu’il soit béni ! (bis)
ou bien :
O Seigneur à Toi la gloire, la louange pour les siècles !
O Seigneur à Toi la gloire, éternel est ton amour !

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 9, 1-41 (lecture brève)
En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l’action de celui qui m’a envoyé, pendant qu’il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Il cracha sur le sol, et avec sa salive il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle, et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé (ce nom signifie “envoyé”.) » L’aveugle y alla donc, et il se lava. Quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer, car il était mendiant, dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait « C’est bien moi. » On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu vois ? » Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et maintenant, je vois. » Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressèrent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je crois en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois Seigneur. » Et il se prosterna devant lui.

Pistes de réflexion
« En sortant du Temple » Jésus est monté à Jérusalem pour la plus grande fête religieuse juive, la fête des Tentes.
« Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Les disciples appellent Jésus « rabbi » qui signifie « maître » car ils suivent l’enseignement de Jésus. Les juifs pensaient que toute maladie avait une cause directe liée aux péchés du malade ou de sa famille. Les malades étaient doublement rejetés, exclus par leur handicap et par leur état présumé de pécheur.
« Ni lui, ni ses parents. » Jésus est formel, la maladie n’est pas le fruit du péché. Déjà, le livre de Job vise à détruire cette idée tellement ancrée dans la mentalité de l’époque, et qui persiste encore aujourd’hui, quand on entend par exemple : « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour mériter une chose pareille ? » Notre Dieu ne distribue pas des punitions et des récompenses selon nos mérites. Cela n’explique en rien le problème du mal mais indique déjà les mauvaises pistes.
« Il cracha sur le sol, et avec sa salive il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle. » Dans un premier temps, Jésus refait le geste du Créateur qui a modelé l’homme de la poussière du sol.
« Va te laver. » Jésus invite l’aveugle à se laver ce qui évoque pour nous le baptême. C’est là qu’a lieu la guérison, que la grâce de Dieu opère.
« Alors il vint le trouver. » Enfin Jésus ouvre cet homme à une autre lumière, celle de la foi. Si l’on continue le parallèle avec la création, après avoir modelé Adam et tous les animaux, Jésus insuffle sa vie à l’homme seul. Dieu propose à l’homme de partager son souffle qui est sa propre vie. Jésus se sert de la guérison pour donner à l’aveugle un cadeau plus grand encore, celui de la foi.
« Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui. » Jésus, après avoir dit que la maladie n’est pas liée au péché, annonce qu’elle permet à la grâce de se manifester. Nous avons tous des maladies, physiques, psychiques ou spirituelles. Jésus veut se servir de nos pauvretés, de nos manques pour nous donner sa lumière, qui va éclairer toute notre vie. Ainsi, nos blessures sont des portes d’entrée à la vie divine, et d’un mal peut sortir un plus grand bien. Si nous étions parfaits, nous ne ressentirions pas le besoin d’être comblé par Dieu. Dieu nous crée avec des carences qui nous rappellent que nous avons besoin d’être sauvés.
« Va te laver à la piscine de Siloé (ce nom signifie “envoyé”.) » Ce n’est pas courant qu’un nom propre soit explicité dans l’évangile. C’est donc que ce nom a son importance. En effet, tout le problème pour les contemporains de Jésus est de savoir s’il est l’envoyé du Père attendu depuis des siècles ou un imposteur. Par cette guérison, Jésus apparaît comme le Messie mais par son manque de respect à la loi, il est suspect.
« Certains pharisiens disaient : ‘Celui-là ne vient pas de Dieu puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat.’ » Le procès de Jésus est déjà prévisible car de plus en plus de personnes sont choquées par sa conduite qui ne respecte pas à la lettre la loi de Moïse.
« Il nous faut réaliser l’action de celui qui m’a envoyé, pendant qu’il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Jésus vient illuminer toute notre vie. La lumière réchauffe pour nous réconforter, et éclaire pour nous guider.

Source : « L’intelligence des Ecritures », MN Thabut, ed. Soceval

Activité
On peut répéter certaines phrases de l’évangile et prendre le refrain : « Lumière sur ma route, ta parole, Seigneur ! »
Coloriage du dessin.

« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant, je vois. » Jean 9, 15











 
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