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Saint François Xavier, patron des JMJ 2011 à Madrid

  Publié le mercredi 10 novembre 2010 , par Père José Ortuno

"Souvent la pensée me vient d’aller dans les écoles de chez nous, criant à pleine voix, comme un homme qui a perdu le jugement, et surtout à l’université de Paris. En Sorbonne, je voudrais répéter à tous ceux qui possèdent plus de science que de volonté de tâcher d’en tirer parti. Que d’âmes ne connaissent pas le chemin de la gloire et vont en enfer à cause de votre négligence !"

Saint François Xavier - Lettre aux Pères de Rome


Les premières années de François Xavier.

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Xavier est le nom du château des ancêtres de saint François. Au début du 16e siècle, la Navarre est indépendante. Le père de François est docteur en droit au service du roi Jean d’Albret. En 1512, la Castille envahit la Navarre. Toutes les forteresses sont démantelées. François-Xavier, né en 1506, a 10 ans quand il voit les soldats détruire la demeure familiale.

François Xavier et Ignace de Loyola.

François est un des "compagnons" de la première heure d’Ignace de Loyola, basque comme lui, étudiant comme lui et même avant lui, au collège Sainte-Barbe de la Sorbonne, à Paris. Le 15 août 1534, il est un de ceux qui, entraînés par Ignace, décident de prononcer les vœux religieux de pauvreté, chasteté et vie commune. C’est à Montmartre, le mont du martyre de Saint-Denis, lieu hautement symbolique, que les sept premiers compagnons acceptent de se placer sous l’action de l’Esprit-Saint pour aller porter “la lumière de la Vérité chez les infidèles”. Il ne faudrait pas croire qu’une même origine basque et le moule du collège suffisent au rapprochement entre les deux hommes. Pendant plus de deux ans, des divergences notables opposent rudement le jeune et beau professeur de philosophie qu’est le Navarrais Xavier, à Ignace, étudiant sur le tard, aux allures de "clochard infirme", qui passe même pour un illuminé. Pour sceller leur engagement commun, il faudra sans doute plus que l’opiniâtreté d’Ignace : l’intervention de l’Esprit-Saint. En effet, la famille de François soutenait en Navarre le parti français, opposé aux Loyola tenants de la Maison d’Espagne dont était "Loyola en Guipuzcoa". Cadet de trois garçons, François ne pouvait être que clerc, et c’est tout naturellement qu’à dix-neuf ans il part étudier en Sorbonne. Pendant deux ans de cohabitation estudiantine, Xavier résiste aux entreprises de son nouveau condisciple. C’est ensemble que les compagnons avaient projeté un pèlerinage à Jérusalem. N’ayant pu dépasser Venise, il se retrouvèrent à Rome où ils se mettent à la disposition du pape. François, premier secrétaire du fondateur, participe à la rédaction des Constitutions.

François Xavier part pour l’Asie.

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Lorsque le roi du Portugal demande au pape des missionnaires pour évangéliser ses possessions asiatiques, Ignace, bon connaisseur des hommes, désigne Xavier : "C’est une entreprise pour vous." "Alors soit, me voici !", répond celui-ci.

Dès son arrivée à Goa, le "nonce" qu’est François décide d’habiter à l’hôpital avec les pauvres et les indigents : "La vraie dignité, dit-il, consiste à laver son linge et faire bouillir son pot." François découvre l’immensité et la diversité du continent asiatique. Il prend ses distances par rapport aux colonisateurs qui visent à une domination commerciale et politique, et il met en œuvre une méthode personnelle d’évangélisation. Doué d’un charisme et d’une sensibilité hors du commun, ce "saint de l’amitié" se rend d’abord auprès des communautés récemment converties. Dans le vaste continent indien alors dominé par l’Islam, ce sont surtout les parias, caste dont font partie les pêcheurs pauvres de la "Côte de la pêcherie", qui reçoivent une première évangélisation. Xavier les enseigne avec l’aide de quelques collaborateurs laïcs. Faute de prêtre, il organise des assemblées où l’on récite les prières, Credo, Pater, Ave Maria, dans la langue locale, le Tamoul. Ainsi, chacun peut participer et les réciter ensuite à la maison. Lorsqu’un prêtre passe, il baptise les récents convertis.

On lui propose d’aller vers la Malaisie et les Îles Moluques, mais il hésite à s’embarquer et ne prend la décision de partir qu’après une longue retraite. Ravivant la foi des rares communautés chrétiennes, François, labourant les mers, va à leur rencontre. Toujours fidèle à sa méthode, il supplie aussi la métropole de lui envoyer des compagnons pour évangéliser.

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Les dernières années de François Xavier.

Les dernières années de François, de 1548 à 1552, seront pour lui l’occasion de découvrir la civilisation sino-japonaise fortement influencée par le bouddhisme. En 1548, Anjiro et deux autres Japonais sont solennellement baptisés à Goa. De son propre chef, quelque peu déçu de l’expérience indienne, et attiré par la haute civilisation chinoise, François décide de partir pour le Japon avec l’intention de lui présenter la foi au Christ. L’accueil des Japonais est mitigé, souvent bienveillant. François admire en eux le très haut niveau d’instruction, l’intérêt pour la science, l’amour de la vérité. Pourtant, malgré le bon vouloir de ce cher Antijo et de sa famille, nombreuses seront les incompréhensions. Avec les deux compagnons jésuites qui l’accompagnent, François commence par apprendre le japonais. Armés de quelques rudiments de cette langue, ils rédigent un traité de la foi chrétienne qui leur sert d’introduction dans les nombreuses discussions qu’ils entendent avoir avec les moines bouddhistes et les notables féodaux de ce pays où le message chrétien était apporté pour la première fois. Les baptêmes ne seront pas nombreux, pas plus de sept cents. Cependant, un embryon de communauté chrétienne se forme autour d’un petit seigneur local ; communauté suffisamment fervente pour que la lumière de la foi survive aux persécutions contre les chrétiens.

La mort de François Xavier.

Il part ensuite pour Shanghuan, aux portes de la Chine, et meurt loin de tous, sans autre assistance que celle du fidèle Antoine, un Chinois converti, ne sachant même plus parler sa langue d’origine, et d’un contrebandier portugais, Jacques Vaz.

http://www.jesuites.com/xavier/index.html







Voir également l’article en lien sur Fiche pédagogie 3 - Préparation spirituelle JMJ

 




 
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