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Saint Ignace de Loyola, patron des JMJ 2011 à Madrid

  Publié le vendredi 17 septembre 2010 , par Père José Ortuno

Il est intéressant de souligner le point d’inflexion de la vie d’Ignace, les événements dont Dieu se sert, ou mieux encore, les circonstances qui lui permettent de s’ouvrir à Dieu et de le découvrir : le repos et la lecture de la vie du Christ et des saints.


La vie de saint Ignace de Loyola

Le 30 juillet l’Église célèbre la fête de saint Ignace de Loyola, un des patrons des JMJ 2011. Il découvrit sa vocation au sacerdoce alors qu’il se trouvait en convalescence à la suite de blessures reçues au cours d’une bataille.

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1521. Pampelune est occupée par l’armée française. Les assiégés proposent de se rendre. Herrera demande à parler au chef des troupes françaises et emmène avec lui trois des défenseurs. L’un d’eux, Ignace, « repousse si bien cette offre qui lui paraît honteuse qu’il est ainsi à l’origine de la reprise des hostilités et de l’assaut du château ». Un boulet l’atteint à la jambe, « et parce que le projectile passe entre les deux jambes la deuxième est aussi durement touchée ».

Ce jeune basque doit renoncer temporairement au combat, il est conduit à l’hôpital où il est opéré. Il endure de nombreuses et très intenses souffrances. « Il ne se plaint jamais et ne montre aucun autre signe de douleur que de serrer très fort les poings ». Son état est grave, à tel point que les médecins lui conseillent de se confesser affirmant « que si avant minuit il ne sent pas d’amélioration, il peut se considérer comme perdu ». La nuit dite de Saint Pierre, il commence à se sentir mieux : il est hors de danger.

Cependant, l’opération n’est pas complètement réussie : « Il lui resta sous le genou un os qui chevauchait sur l’autre, sa jambe semblait plus courte, l’os se soulevait tellement, c’était chose laide. Il ne pouvait supporter cette situation parce qu’il menait une vie mondaine. Jugeant que cela l’enlaidirait, il demanda aux chirurgiens de trancher l’os endommagé. Ces derniers lui dirent que la douleur serait encore plus grande. Pourtant, il choisit délibérément de souffrir ce martyre ». Cette deuxième opération prolonge le temps d’inactivité et de convalescence. Il se consacre alors à la lecture et demande des livres.

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On lui apporte une Vie du Christ et un livre sur la vie des saints (la Légende dorée, encore éditée à nos jours). Il racontera ensuite qu’il lisait de longs moments, moments qui alternaient avec d’autres « où il était tout absorbé-écrira-t-il- à penser à une certaine dame, imaginant ce qu’il pourrait faire pour la servir, les moyens qu’il emploierait pour se rendre dans la région où elle se trouvait, les compliments et les paroles qu’il lui adresserait, les faits d’armes qu’il réaliserait pour lui plaire ».

Peu à peu, ces lectures le conduisent « à réfléchir et à entrer en lui-même :- Qu’en serait-il si je suivais les traces de saint François et de saint Dominique ? ». Il méditait ainsi sur plusieurs aspects qui suscitaient son admiration, se proposant toujours des objectifs difficiles et durs. Plus il s’en proposait plus il trouvait au fond de lui de la facilité pour les mettre en ouvre. Le plus souvent son propos intérieur consistait à se dire : « saint Dominique a fait ceci ; eh bien je ferai de même. Par contre, ces pensées entraient en conflit avec les pensées mondaines cachées en lui ».

Alors, « ayant beaucoup apprécié les livres qu’il avait lus, il lui vient à l’esprit de s’en inspirer, résumant l’essentiel de la vie du Christ et des saints. Il se met ainsi à écrire avec beaucoup de zèle, copiant les paroles du Christ à l’encre rouge et celles de Notre Dame à l’encre bleue ».

La vocation de saint Ignace de Loyola

Peu de temps après, il part à Paris pour faire des études de théologie. Il y fonde la Compagnie de Jésus pour porter le Christ dans le monde entier.

La mort de saint Ignace de Loyola

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Il meurt en 1556, à l’âge de 65 ans.

Il est intéressant de souligner le point d’inflexion de la vie d’Ignace, les événements dont Dieu se sert, ou mieux encore, les circonstances qui lui permettent de s’ouvrir à Dieu et de le découvrir : le repos et la lecture de la vie du Christ et des saints.

Et nous, lisons-nous l’Évangile chaque jour, ne serait-ce que quelques versets ? L’Évangile devrait être notre livre de chevet. Avons-nous une fois lu la vie d’un saint ? Il est surprenant de constater que nous ignorons parfois même la vie du saint dont nous portons le nom. Pourquoi ne pas lire ne serait-ce que la vie de notre saint-patron, celle du patron de notre ville ou celle d’un saint qui nous attire pour une raison ou une autre ?

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Sain Ignace, nous te prions pour la jeunesse.

Fais que nous soyons audacieux,

que nous soyons capables de lutter,

que nous sachions trouver des temps de repos,

que nous connaissions l’Évangile à sa source,

que nous lisions les vies de ceux et celles qui ont su t’aimer et se laisser façonner par toi.

Nous prions le Christ avec ta devise « Ad maiorem Dei Gloriam »,

que nous vivions pour la plus grande gloire de Dieu.











 
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