Publié le mardi 4 septembre 2007

Cette église existe encore en partie dans l’église actuelle dont elle constitue la première travée ; elle a aussi conservé son abside et ses deux chapelles latérales.
Au XVII° siècle, ce sanctuaire ne pouvant plus contenir la population, la construction d’une église plus vaste fut décidée ; c’est celle qui occupe aujourd’hui le flan Est de la colline.
Les travaux commencés en 1608 furent achevés en mars 1614. Mgr de Forbin, évêque de Toulon, consacrait le 5 juin 1634 la nouvelle église paroissiale qui fut érigée en Collégiale en 1650.
Alors que l’ancienne église portait une voûte romane à berceau, l’église nouvelle devait recevoir une voûte en croisées d’ogives aux nervures retombant sur de fines colonnes prises dans les murs.
Des chapelles ouvertes à droite et à gauche de chaque travée forment des arcades à arc ogival.
Une abside à cinq pans, voûtée d’ogives, abrite un chœur qu’entourent de nombreuses stalles ; le maître-autel en marbre est orné d’un retable avec toile de Guillaume Greuve, dominicain d’Avignon, qui représente saint Pierre recevant les clefs.
La large façade en pierres apparentes a conservé une grande partie du mur Sud de l’ancienne église avec son portail en plein cintre, son archivolte moulurée et ses claveaux. Une haute fenêtre ogivale la perce sous son pignon. Un clocher massif surmonté d’une basse toiture jouxte le chevet du sanctuaire primitif.
Dominant le cimetière, l’abside est soutenue par de robustes arcs-boutants.
Cette église est un reliquaire d’art religieux, dont les Beaux Arts ont classé plusieurs œuvres.