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Solliès-Ville - église Saint-Michel

  Publié le jeudi 17 novembre 2011 , par Françoise Girard

L’église de Solliès-Ville est dédiée à Saint-Michel Archange.

Cette église paraît au XIème siècle dans le Cartulaire de Saint-Victor (ch-844-848-971) : il est encore question de Saint-Michel de Solariis en 1148 ; à cette époque Guillaume II, évêque de Marseille, confiait ce sanctuaire aux religieux de l’abbaye marseillaise.


Infos pratiques

- L’église Saint-Michel est rattachée à la paroisse de La Farlède dont le presbytère est situé 71 avenue de la Libération - 83210 La Farlède
-  04 94 48 49 82


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Un peu d’histoire

L’édifice a la forme d’un rectangle en deux parties identiques, pour former deux nefs. Ces nefs sont couvertes d’une voûte à croisée d’ogives dont les nervures à bandeaux carrés sont reçues par des piliers.

La construction des voûtes et des murs intérieurs est constituée de pierres de petit appareil parfaitement reliées entre elles, alors qu’à l’extérieur, les murs sont édifiés avec un plus grand appareillage. Le portail que l’on franchit après avoir gravi plusieurs marches d’un large escalier, est du plus pur style roman, avec son arceau en plein cintre formé de pierres en claveau.

Le chevet est accoté dans sa partie Sud d’un clocher carré que coiffe un campanile délicatement travaillé. Cette tour, qui est bien postérieure à la construction de l’église, faisait l’objet de réparations importantes en 1665.

Ses murs renferment quelques œuvres d’art, qui retiennent l’attention. D’abord c’est le buffet de l’orgue portant la date de 1499 ; cet instrument est dû à un religieux augustin ; au dire de Viollet-le-Duc, les orgues de Solliès-Ville seraient les plus anciennes de France. Elles furent l’objet d’une restauration en 1944.

Puis le regard est attiré par un ciborium monolithe de 6 mètres de haut, qui surmonte le maître-autel ; il aurait été sculpté, et serait du XVème siècle.

Un autre retable à colonnes torses du XVIème siècle orne un autel, qui était dans l’ancienne chapelle du Rosaire.

Enfin on ne sera pas sans remarquer l’étrange Christ, qui est adossé au pilier. Il est sculpté dans le bois. Certains le font remonter au XIIème siècle ; s’il n’est pas d’une date aussi reculée, il porte néanmoins les marques d’une réelle ancienneté. C’est en 1670, qu’il fut donné à l’église Saint-Michel qui a souvent entendu le fracas des armes. En 1524 elle vit passer l’armée des Impériaux, qui pilla le village ; en 1536, elle les revit une fois encore, mais ce ne fut pas sans dommage, car au cours du siège que Solliès eut à soutenir, de graves blessures furent faites à l’édifice. En 1707, elle reverra les armées d’au-delà des Alpes venant assiéger Toulon. Enfin en 1944, pendant les combats de la Libération, des débris de petits calibres vinrent éclater sur les murs Sud du chevet ainsi que sur sa toiture, non sans causer des dégâts.

Avec l’église, l’administration des Beaux-arts a classé :
- le buffet d’orgue,
- le ciborium,
- le retable aux pourceaux sculptés,
- une croix d’autel, 3 fleurs de Lys (XVIIIème siècle),
- le Christ du pilier.











 

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