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Toulon - église Saint-Louis

  Publié le vendredi 3 août 2007 , par Françoise Girard

En 1700, Mgr de Chalucet décida d’édifier une nouvelle église pour desservir la partie Ouest de la ville. En 1707, l’évêque créa une paroisse dans l’église Saint Sébastien située à l’angle des rues Pierre Semard et des Savonnières. Il dédia cette église à saint Louis, roi de France.


Infos pratiques

- L’église Saint-Louis appartient à la paroisse Notre Dame de la Seds

- Lien vers le blog de la cathédrale


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Un peu d’histoire

En 1709, Mgr Chalucet posait la première pierre de l’église prévue, les murs s’élevaient à environ 4 mètres, quand divers événements (froid de 1709, mort de l’évêque en 1712, invasion en 1715, peste de 1720) empêchèrent l’entreprise d’aboutir.

Les travaux abandonnés reprirent en 1767 selon le plan présenté par l’architecte Romain. En 1775, on en était à la toiture quand il fallut encore arrêter avant qu’en 1780, un ordre du roi Louis XVI prescrive la démolition. Mais en compensation, ordre fut donné aux Capucins d’abandonner leur couvent sur l’emplacement duquel la nouvelle église serait bâtie. Les Capucins protestèrent, mais ne purent arrêter le début des travaux effectués cette fois selon les plans de l’architecte Sigaud. L’édifice fut terminé en 1788.

La révolution ayant éclatée, la nouvelle église qui n’avait pas encore été bénie, fut inaugurée en 1794 par le culte de la Raison et servit de caserne. Rendue au culte catholique en 1803, Mgr Jordany évêque de Fréjus procédait enfin à sa consécration, le 25 janvier 1858.

Au cours du XIXème siècle l’église Saint-Louis recevra divers aménagements : 1842 les boiseries du chœur et la chaire dans la nef dont les sculptures étaient dues à l’ébéniste toulonnais Bérinquier et au sculpteur Vian de Pignans ; en 1850 le maître-autel orné d’une "gloire rayonnante", en 1860 mise en place dans la tribune d’un grand orgue des ateliers Stolz et Schaff, et enfin en 1870 la grande sacristie.

Cette église, élevée après bien des tribulations, devait au milieu du XX°siècle subir la guerre et le 11 mars 1944, elle fut atteinte par plusieurs bombes. Les voûtes s’écroulèrent entraînant le mobilier et les œuvres d’art. Le service paroissial fut transféré dans la chapelle des pères Maristes rue Victor Clappier : cet exil dura une dizaine d’années.

Les Beaux-Arts ayant classé l’église sinistrée, procédèrent à sa reconstruction. En 1953 les travaux prenaient fin et le 2 février de cette même année, Mgr Gaudel, évêque de Fréjus consacrait le maître-autel et les absidioles.

La description suivante, faite par Mgr Arène, son curé durant un quart de siècle peut servir à dépeindre l’église sortie de ses ruines. "Péristyle de quatre colonnes d’ordre toscan surmontées d’un fronton triangulaire que terminait une croix de pierre ; au-dedans trois nefs à voûtes en pierre et à berceau (la nef centrale en plus à caissons) séparées par deux rangées de colonnes doriques avec entablement à l’architrave ornée de grecques. On croit que ces colonnes un peu lourdes avaient été taillées pour l’église dont les proportions devaient être plus vastes. Le chœur en retrait dominait la nef d’une douzaine de marches, il s’ouvrait entre deux ambons et sous un fronton imposant, cintré comme la nef. Il était en hémicycle qu’entouraient dix colonnes corinthiennes aux chapiteaux richement fouillés. Une large coupole l’éclairait grandement. Quatre autres petites coupoles couronnaient les extrémités des collatéraux’’.











 

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