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"Vous allez recevoir une force,
celle du Saint-Esprit
qui viendra sur vous.
Alors vous serez mes témoins"
(Actes 1, 8)
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Dimanche de la Trinité 26 MAI 2OO2

  Publié le dimanche 26 mai 2002 , par Paroisses d’Hyères

CHAPO

La Trinité ! Chaque chrétien y est tombé dedans au baptème, souvent quand il était petit, tenez, un peu comme Obélix qui était tombé à la naissance dans la potion magique . Nous sommes tous tombés, dans la Trinité ! Oui, tombés dans les bras du Père, du Fils et du Saint Esprit. C’est une joie infinie. Rien que d’y penser, à la Trinité. C’est « fête » tous les jours, là-haut. Pas seulement le 26 Mai 2OO2.

C’est un mystère, dit-on, la Trinité. Mais quel mystère ! Un mystère tout d’abord, ce n’est pas une obscurité. On dit souvent : « C’est un tel mystère ... » Non. Un mystère, c’est une super-lumière, qui nous éclaire sur tout le reste. Un peu comme notre beau soleil de Provence, que bientôt les vacanciers vont venir chercher sur nos bords de mer. On ne peut pas le regarder en face. On serait éblouis. Mais grâce au soleil je vois la beauté du monde et de la vie. La foi chrétienne ne me jette jamais dans l’irrationnel, mais dans l’abime du mystère, que mon intelligence ne pourra jamais comprendre totalement.

DANS L’HISTOIRE DES RELIGIONS

Beaucoup de religions ont affirmé que Dieu était « un », mais jamais « trois ». Elles ont parfois dit qu’il y avait un Dieu unique, mais jamais elles n’ont osé dire qu’il y avait un échange d’amour dans ce Dieu unique ! Jamais elles n’ont pu dire qu’il y avait trois personnes, dans ce Dieu unique. Ça, jamais. Et il faut dire que Dieu est « un », et qu’Il est aussi : « trois », ça peut aller ensemble. Car là-haut, les trois s’aiment tellement qu’ils ne font plus qu’un. C’est vraiment « divin ». Autant l’ancien testament de la bible me dit que Dieu est « un », autant le nouveau testament me dit que Dieu est « trois ». Qu’il y a trois personnes. Est-ce totalement incompréhensible ? Je ne crois pas. Regardez.

Quand on s’aime, on est « un », car l’amour unit. Quand on s’aime, on est deux, car l’amour respecte . Quand on s’aime, on est trois, car l’amour est toujours fécond, quoiqu’il arrive. Trois, c’est un chiffre magique. Quand on s’aime, on tend toujours à ce chiffre magique qui est le « 3 ». Si Dieu était seulement une seule personne, commme on dit que Dieu est amour, eh bien on serait tous mal « barrés », car ce serait de l’égoIsme. Il faut être deux au moins, pour s’aimer ! Eh oui, on ne peut pas s’aimer tout seul. C’est impossible.

Qu’est-ce que c’est que le Père ? C’est tout l’amour donné.

Qu’est-ce que c’est que le Fils ? C’est tout l’amour reçu.

Qu’est-ce que c’est que l’Esprit Saint ? C’est tout l’amour échangé.

Le Père ? C’est le Tout Puissant.

Le Fils ? C’est le tout obéissant.

L’esprit ? C’est le tout unissant.

Et l’homme ? C’est le tout ressemblant !

Quand tu donnes ? Tu ressembles au Père.

Quand tu reçois ? Tu ressembles au Fils. Quand tu partages, quand tu échanges ? Tu ressembles à l’Esprit.

Chacun ressemble à une personne divine à un moment ou à un autre de sa vie ; c’est vraiment innoui.

Dans l’amour, il n’y a jamais de « pouvoir ». En vous, il y a un pouvoir de l’amour qui est fou ! Et il faut toujours que ce pouvoir de l’amour l’emporte sur l’amour du pouvoir. Prions pour les élections

C’est vrai aussi, qu’en France, il y a beaucoup de sociétés, il y a beaucoup d’associations ; un français sur 5 est président de quelque chose. Mais, dites, dans le droit français, pour qu’il y ait une association, il faut toujours au moins au départ 3 personnes. Même dans une société de trompette ! Sauf dans le mariage, au début, mais il est quand même fait, normalement, pour qu’il yait au moins un troisième un jour, un petit enfant, non ?

Bonne fête à toutes les mamans. C’est la fête des mères. Mais une maman a toujours l’âge de son fils. « Mon petit, c’est toi qui me fait être. Sans toi, qu’est-ce que je serais ? Avant toi, qu’est-ce que j’étais ? » Ce n’est pas la mère qui met au monde son fils ; c’est le fils qui met au monde la mère, oui, d’une certaine façon. C’est le fils qui la fait « être », qui la fait « naître » ! Ansi le Père, là-haut, concélèbre avec le Fils. Le Fils concélèbre avec l’Esprit. L’Esprit concèlèbre avec le Père, c’est la concélèbration éternelle et trinitaire. Le Père qui ferait tout pour son fils, ce que vous essayez de faire pour votre enfant. Le fils qui se met à la place du Père, et l’Esprit qui arrange tout, et qui fait tout pour que l’amour s’exprime.

Un jour dans le train, il y avait un petit garçon de 8 ans, tout seul dans le compartiment. Le contrôleur arrive. « Mais, mon garçon, tu n’as pas peur, tout seul, comme ça, dans le train ? » - Non, m’sieur, c’est mon Papa qui conduit le train ! » J’ai envie de vous dire ce matin : « C’est votre Père des cieux, c’est votre Père là-haut, qui conduit le train de votre vie ! » Quel train de vie ! C’est l’infini auquel vous êtes appelés, je peux vous l’assurer.

J’ai des grands amis qui sont gendarmes. Mais j’aime bien dire et redire que Dieu n’est pas un gendarme de mauvaise humeur qui cherche à vérifier si les feux arrières de votre véhicule sont toujours en état de marche. Non ! c’est une petite fille du catéchisme qui le disait un jour, c’est la plus belle définition de Dieu que je connaisse : « Dieu ? Mais c’est un Papa qui cherche à récupérer ses gosses ! »

VOUS ETES FAITS POUR L’INFINI

Nous ne sommes pas faits pour 95 ans de bonheur sur cette terre. Nous sommes faits pour l’infini. La preuve ? Quand vous avez une moto de 125 cm3, vous voulez bien vite une 4OO ; puis, quand vous avez la 4OO, vous voulez la 75O Yamahah, puis vous voudriez bientôt après une 11OO cm3. Vous voyez, on n’est jamais satisfaits. Le nerf de la perpétuelle consommation, c’est l’éternelle insatisfaction ! Je vous assure que c’est vrai ! Quel est le mari qui n’a jamais dit au moins une fois : « Ma femme n’est jamais contente ! » Tant mieux, si elle n’est jamais contente. Rien ne peut totalement la satisfaire, même pas vous, Messieurs. Nous sommes décidément faits pour l’infini. C’est saint Augustin, qui le dit si bien : « Seigneur, tu nous as faits pour Toi, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi ! »

LA JOIE CHEZ SAINT PAUL

Quelle joie ! Dites, saint Paul le dit : « Soyez toujours dans la joie » Vous connaissez cette histoire de sainte Thérèse de Lisieux. On dit qu’elle était toujours heureuse. Un jour, alors qu’on savait qu’elle commencait à être bien malade, une de ses soeurs vient lui demander : « Comment tu faits pour être toujours aussi « zen », toujours de bonne humeur, franchement je t’admire. » Réponse : « Mais je ne veux pas faire porter par mes soeurs, tous mes problèmes intérieurs. » C’est saint François : « Tes problèmes, ils regardent:toi. Les autres, ils attendent ta joie ! » Je sais que vous traversez tous des moments très très durs dans votre vie. Mais, si on réfléchit, il y a des possibilités différentes d’orienter l’avenir, de pouvoir un jour s’en sortir. Parlez-en dans la prière, il y a toujours quelque chose à faire ! Et puis il nous reste quand même la vie ! Quand on a frôlé l’ accident mortel, quand on en est ressortis vivants, ils se disent : « Mais on est encore vie ; c’est un « rabe » de vie, qu’on a reçus ce jour-là ! » C’est chouette de le voir comme ça. Moi, je vais vous dire : la vie, c’est 2O % de ce qu’elle est, et 8O % de la façon de la prendre. La vie, c’est souvent, ce que nous, on en a faits, dans pas mal de domaines, vous savez. Souris à la vie, la vie te sourira. Aime la vie, tu verras que la vie t’aimera. Il faut en parler, car aujourd’hui 26 Mai, c’est la journée « pour la vie ». Chaque année, on en organise une. Pour réfléchir et pour prier sur le don de la vie. Il faudrait tous qu’on puisse dire : « Merci, la vie ! »

Enfin j’ajoute : « On n’est pas toujours responsables de la tête qu’on a ; mais on est toujours responsables de la tête qu’on fait. »

Je termine en vous disant qu’il y a trois personnes en Dieu. Mais aussi, que dans l’icône de Roublev que vous voyez, l’icône de la Trinité, il y en a quatre ; il y a une place laissée libre : c’est la mienne, c’est la vôtre, c’est la tienne, c’est la nôtre ! La Trinité, mais c’est notre maison, c’est notre « chez nous » , disait la bienheureuse Elisabeth de la Trinité. Et elle ajoutait : « La Trinité ! Quel mstère, c’est un abime où je me perds ! » Et tout ça, grâce au baptème. Merci, baptème ! Oui, la Trinité, ce bonheur à trois ? Dieu le veut pour toi Bonne fête à tous !








 

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