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"Que Dieu lui-même achève en vous
ce qu’il a commencé"

(Rituel de l’ordination)

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Auteur d’une Liturgie des Enfants


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Troisième dimanche de Carême, année A

  Publié le dimanche 23 mars 2014 , par Chantal de la Motte

Fiche de liturgie pour le dimanche 23 mars 2014








Accueil
Chaque enfant peut dire son prénom, pour se présenter et se mettre en présence de Dieu. Jésus est là avec les enfants, comme avec leurs parents qui sont dans l’église. Nous écoutons la même Parole de Dieu que les parents et que tous les hommes du monde entier aujourd’hui. Il est conseillé de lire l’Evangile dans un missel ou un lectionnaire plutôt que sur une feuille volante. On peut demander aux enfants de venir en procession après la proclamation de l’Evangile pour embrasser la Parole (le livre ouvert), en chantant (par exemple « Que vive mon âme à te louer ! ».)

Rappel du temps liturgique
Nous sommes le troisième dimanche de Carême. Pendant le Carême, nous ne chantons pas d’Alléluia pour acclamer l’évangile.

Acclamation de l’évangile
Que soit béni le nom de Dieu, de siècles en siècles, qu’il soit béni ! (bis)
ou bien :
O Seigneur à Toi la gloire, la louange pour les siècles !
O Seigneur à Toi la gloire, éternel est ton amour !

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean (4, 5-42) (lecture brève)
Jésus arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi une Samaritaine ? » (En effet, les juifs ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains). Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné l’eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l’eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. (…) Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »

Pistes de réflexion
« Jésus, fatigué par la route, s’était assis là au bord du puits. » Jésus a quitté la Judée et fait route vers la Galilée en passant par la Samarie. Il se repose au bord du puits, lieu où les habitants viennent chercher de l’eau et lieu de rencontre. Dans la Bible , c’est au puits qu’Abraham rencontre Rébecca qui deviendra la femme d’Isaac, c’est au puits que Jacob rencontre Rachel qu’il épousera …
« Donne-moi à boire… / … Comment ! Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi une Samaritaine ? » La réaction de la Samaritaine peut nous surprendre. Il faut savoir qu’à cette époque, les habitants de Judée avaient une grande méfiance vis-à-vis des samaritains qu’ils considéraient comme hérétiques. En effet, la Samarie avait été conquise par les Assyriens en 721 av. J.C., ses habitants ont été déportés et la région de Samarie a été repeuplée par différents peuples exilés, considérés comme païens. D’où l’étonnement de cette femme de Samarie : un juif s’abaisserait-il à lui demander quelque chose ?
« mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif » Jésus ne parle plus de l’eau du puits mais de l’eau de son amour infini, qui est vitale comme l’eau que l’on boit et qui arrose la terre. C’est une eau qui est gratuite et qui est donnée sans limite.
« Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif. » La Samaritaine exprime ainsi sa soif d’amour, elle ressent le besoin d’être comblée. Dieu nous a créés avec cette soif en nous d’amour infini, et il attend que nous lui demandions de nous remplir d’amour.
« Moi qui te parle, je le suis. » Jésus se fait connaître à la Samaritaine car il a vu qu’elle était prête à recevoir sa grâce.

Jésus nous demande à boire, il a besoin de nous, de notre amour. Au départ, Dieu est toujours là et veut nous rencontrer. Il nous attend aujourd’hui, maintenant, tels que nous sommes. Il suffit de reconnaître notre soif, reconnaître qu’on a besoin de lui. Il n’attend pas de sacrifices mais une rencontre qui va nous donner envie de l’aimer et d’aimer les autres d’un amour gratuit. Remarquez combien Jésus insiste sur le mot « don ». Avec lui, point de calculs, tout est cadeau. Et si nous faisons des efforts, des bonnes actions … c’est une libre réponse au don de l’amour de Dieu. En accueillant cet amour, notre cœur est débordant d’amour pour les autres.
Cette semaine, pensons à dire chaque jour à Jésus : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif. »

Activité
Coloriage du dessin.

Source : « L’intelligence des Ecritures », MN Thabut, ed. Soceval

« Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif, Jean 4, 15











 
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