"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Publié le jeudi 18 novembre 2010 , par

La traduction œcuménique de la Bible datait de 1975. Aujourd’hui une nouvelle version est en vente et c’est un grand événement pour tous les chrétiens.
Il n’aura pas fallu moins de 50 années de travail et 200 personnes qualifiées pour éditer cette nouvelle version de la TOB (traduction œcuménique de la Bible) proposant un texte plus précis et harmonieux prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Le suivi en a été réalisé par l’Association oecuménique pour la recherche biblique (AORB) en coordination avec les éditeurs. Une première mise à jour a donné lieu à l’édition de 1988, intégrant les remarques ou suggestions des lecteurs, et harmonisant la traduction de certains mots ou passages parallèles.
Une quinzaine d’années plus tard, une équipe œcuménique de cinq spécialistes a été chargée de réviser les introductions et l’annotation du Pentateuque, la traduction ne subissant que quelques ajustements. Cette édition parue en 2004 comprenait également une révision des introductions générales à la Bible, à l’Ancien Testament et aux Prophètes ainsi que du tableau chronologique.
Dès 2004, la mise à jour de l’ensemble de la traduction, de ses introductions et de ses notes a également été décidée. De nouvelles équipes oecuméniques se sont mises aussitôt au travail.
Les orthodoxes ont participé pour la première fois à ce travail d’une part de traduction mais aussi de mise en français courant tout en étant accessible et compréhensible tant par les catholiques, les orthodoxes et les protestants.
Cette nouvelle TOB devient un outil de catéchèse accessible à tous les chrétiens : c’est une grande aventure qui débute pour tous les lecteurs. La traduction elle-même a été revue dans une double perspective : d’une part, des retouches ponctuelles portant sur des mots, correction des fautes d’orthographe ou de ponctuation, rectification dans la numérotation de versets, etc ; d’autre part, des retouches systématiques dans l’intérêt à la fois de la fidélité au texte source et de la clarté de la langue.
Avec la nouvelle édition, le "logo" de la TOB a été rajeuni.
Le qualificatif « jaloux », accolé au nom divin, ayant toutes chances d’être compris au sens de « envieux » a été systématiquement remplacé. On lit maintenant : un Dieu exigeant. Quant à la jalousie de Dieu, elle a fait place à son zèle dans les cas où Dieu prend le parti de son peuple, et à son ardeur quand il s’en prend à lui.
Le verbe « prophétiser », quand il décrit l’activité du prophète, porte-parole de Dieu, ouvrait la porte à un contresens, dans la mesure où il était compris au sens usuel de « prédire ». Il a donc été avantageusement remplacé par parler en/comme prophète. Etc.
Pour le Nouveau Testament, la principale retouche a porté sur la traduction du grec Ioudaioi par « Juifs » dans l’évangile de Jean. Le français et le grec n’ont pas les mêmes significations : en français, le terme « juif » est susceptible de deux acceptions seulement selon les cas — (1) adepte de la religion juive, (2) descendant de Jacob ; en grec, il peut désigner aussi, selon les cas, soit les Judéens (3), soit les autorités du judaïsme d’alors (4), en l’occurrence les membres du sacerdoce jérusalémite. Une équipe oecuménique a cherché à identifier l’acception convenable dans les 68 cas faisant problème dans l’évangile johannique, en proposant chaque fois l’équivalent français que le contexte rendait satisfaisant.
Toutes les cartes et plans ont été actualisés et entièrement redessinés.