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Une rentrée au sommet

  Publié le mardi 15 septembre 2015 , par Emmanuel Gué

Le 12 septembre, le groupe de motards de la paroisse a repris du service au cours d’une rentrée musclée. 450 km de virage, l’ascension du mont Ventoux et beaucoup de plaisir au menu.


Le temps est longtemps resté incertain et le départ n’était pas assuré encore le vendredi soir. Mais les vaillants pilotes avaient décidé de prendre le risque et ce samedi 12 septembre à 8h30, ils étaient 6 à piaffer d’impatience sur le parking de la paroisse. Le début de la randonnée n’était certainement pas des plus excitants : pour atteindre le but du périple et rentrer à temps, une heure d’autoroute faisait guise d’apéritif. Une chaussée pas très divertissante, rendue humide par les pluies matinales, mais grâce à Dieu, pas d’ondée ni de glissade.

Le large ruban autoroutier était quitté au nord d’Aix en Provence, à la hauteur de Venelles. En piste vers des contrées relativement connues de la plupart, le sud du Lubéron. Et ses routes un peu droites le long de la Durance, pour aller ensuite chercher Lourmarin où, après deux heures de route, une pause café s’avérait bienvenue.

Café à Lourmarin

Première pause devant le château de Lourmarin

Les ocres de Roussillon

Court arrêt devant les ocres de Roussillon

Après ce ravitaillement, les jolis chemins allaient se succéder : les gorges de Saint-Pons entre Lourmarin et Bonnieux, la descente de Bonnieux vers Roussillon et ses ocres, puis la magnifique route entre Murs et Venasque, montant vers le col de Murs puis s’enfonçant entre les parois d’une gorge fraîche et encaissée.

Chêne de Murs

Un vieux chêne à la sortie de Murs

La traversée du comtat Venaissin n’était pas des plus pittoresques et il nous tardait de retrouver un peu de nature sauvage et de routes moins droites. C’était chose faite en passant sous les remparts du château du Barroux. La faim se faisait sentir en ce début d’après-midi et il nous semblait normal de faire notre pause pique-nique sous les murs de l’abbaye Notre Dame de l’Annonciation. Sans troubler a priori les prières des moniales, nous avons pu ainsi nous restaurer en union de pensées et prières avec elles.

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Abbaye de l’Annonciation

Pause pique-nique sous les murs de l’abbaye de l’Annonciation

Le « gros morceau » arrivait ensuite. Après la traversée sans souci du joli village de Malaucène, nous abordions les premières courbes du Ventoux. Fidèle à sa réputation, la route large et magnifique accueillait une grande quantité de cyclistes venus se mesurer à ce monstre sacré. Pour nous, pas trop d’effort ou de sueur, il faut le reconnaître. Au contraire, un froid qui commençait à se manifester et qui nous a poussé, au cours d’une courte pause près de la station de ski de Beaumont du Ventoux, à enfiler nos doublures.

Pause à Beaumont

On revêt des tenues plus chaudes sur les derniers km du Ventoux

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Station du Mont Serein

Une station de ski en été... La station du Mont Serein

Les derniers kilomètres de l’ascension se sont déroulés dans les nuages, avec une visibilité parfois réduite à une dizaine de mètres et une température chutant à 9° alors que nous atteignions le sommet à 1911 mètres.

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Sommet du Ventoux 1

La tête dans les nuages au sommet du Ventoux

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Sommet du Ventoux 2

La fière équipe un peu frigorifiée...

Après quelques photos souvenirs, il était temps de redescendre par le flanc est, tout aussi beau mais moins large et bien moins fréquenté. La chaleur revenait aux environs de Sault et après avoir salué les installations désaffectées du plateau d’Albion, il nous restait le temps de prendre, à Saint-Christol d’Albion, le café dont nous avions été privés après le repas.

St Christol d'Albion

Arrêt café à Saint Christol d’Albion

Afin de varier les plaisirs, nous avons regagné Toulon par le nord-est : Apt, Saint-Paul lès Durance, Rians, Pourrières et la vallée du Gapeau.

Après 450 kilomètres, nous arrivions à 18h12 sur le parking, juste à temps pour rendre grâce à Dieu de cette splendide journée et assister à la messe anticipé.

Les berceuses n’auront pas été nécessaires ce samedi soir pour endormir les pilotes, ravis, mais crevés de cette belle escapade. En attendant une sortie moins « musclée » le 18 octobre.










 

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