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Paroisse Saint-Pie X, 49 rue Henri Poincaré, 83000 Toulon

  Publié le samedi 16 mars 2013 , par Patrice Quesnel

Douze étapes pour aller vers Dieu ; les premiers enseignements du pape François.



Dans la spontanéité de signes longuement mûris sous le harnois de Jésus Christ, les premiers jours du pontificat de Sa Sainteté François nous livrent des thèmes à méditer, et à suivre [1].

François

Elu comme successeur de Pierre, le cardinal Jorge Mario Bergoglio a choisi un nom pontifical jamais porté avant lui [2]. Il se place ainsi dans une nouvelle chaîne de filiation patronale à saint Pierre qui prend comme référence saint François d’Assise, le "Poverello", le saint le plus connu en Italie et dans le monde.

"François est l’homme de la paix, l’homme qui aime et protège la Création, et en ce moment où nous avons une relation qui n’est pas si bonne avec la Création... Il est l’homme qui nous donne cet esprit de paix, l’homme pauvre… Ah comme je voudrais une Eglise pauvre, pour les pauvres ! (Ah, come vorrei una Chiesa povera e per i poveri !) ." (Entretien avec la presse le samedi 16 mars 2013.)

Pierre (Edificare - Edifier)

François, c’est bien sûr le Poverello d’Assise, mais c’est aussi le saint qui a entendu l’appel du Christ à "rebâtir l’Eglise en ruines". Dans sa première homélie dans la chapelle Sixtine le jeudi 14 mars, le nouveau Pape a d’ailleurs insisté sur l’importance de cette dimension de bâtir et édifier. Le voilà devenu Pierre lui-même, pour cette mission de construction/édification de l’Eglise qui ne sera probablement achevée qu’à la fin des Temps.

Chemin
 (Caminare - Marcher / Cheminer)

C’était l’un de ses premiers mots quand il est apparu à la loggia de Saint-Pierre mercredi 13 mars au soir : "Nous commençons un chemin..." . C’est aussi l’un des trois termes sur lesquels il a insisté durant sa première homélie en tant que Pape : " Cheminer, édifier, confesser ", trois mots, trois actions, trois mouvements.

Confesser (Confessare - Confesser / Proclamer / Annoncer)

Le troisième thème de sa première homélie, synthèse des deux précédents : confesser, proclamer le Christ avec la Croix, en la Croix ; car qui ne proclame pas le Christ proclame le démon, le diable.

« L’Eglise tout en étant une institution humaine, historique, avec tout ce que cela comporte, n’a pas une nature politique, mais essentiellement spirituelle : c’est le peuple de Dieu qui marche à la rencontre de Jésus Christ (…) Le Christ est au centre, la référence fondamentale, le cœur de l’Eglise. Sans lui, Pierre et l’Eglise n’existeraient pas et n’auraient pas de raison d’exister. » (Entretien avec la presse le samedi 16 mars2013.)

Croix

Refusant les croix de poitrine préparées pour son élection, le pape François a choisi de conserver celle qu’il portait déjà comme archevêque de Buenos Aires ; il souligne ainsi la continuité de sa mission comme pape aujourd’hui.

Et dans sa première homélie, il a insisté sur l’importance des croix comme de la Croix : "Sans la Croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur. Nous sommes des mondains. Nous sommes des évêques, des prêtres, des cardinaux, des papes... mais nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Un ennemi clairement nommé

"Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon." (Première homélie, jeudi 14 mars)

"C’est le Christ qui guide l’Eglise par voie de l’Esprit. Il est l’âme de l’Eglise, doté d’une force vivifiante et unificatrice car il constitue à partir de la diversité le corps mystique du Christ. Ne cédons pas au pessimisme et à l’amertume que le Diable nous offre chaque jour, ni au découragement. Ayons la ferme certitude de ce que l’Esprit offre à l’Eglise." (Allocution aux cardinaux, le 15 mars.)

Rome

A aucun moment lors de son apparition à la loggia mercredi 13 mars au soir Sa Sainteté François n’a prononcé le mot de "pape", ni pour désigner son prédécesseur ni pour lui-même. C’est comme "évêque de Rome" [3] qu’il s’est présenté à la foule, affichant aussi son espérance de voir ce lien entre les fidèles de son diocèse et lui "porter du fruit pour l’évangélisation de Rome". Il a enfin rappelé que le rôle de Rome n’était pas de diriger l’Eglise mais de "présider à la charité de toutes les Eglises". Un signe particulièrement fort, à très grande dimension œcuménique.

La primauté de la Prière ; et le Service

L’image d’un pape qui s’incline devant la foule afin qu’elle prie pour lui et le bénisse, dans un silence impressionnant de profondeur, restera comme un symbole d’une immense force. Avant de délivrer le moindre message, il a voulu faire prier l’assemblée. Avant de la bénir, il lui a demandé de lui accorder sa propre bénédiction. Dans les deux cas, le pape François fait passer sa personne au second plan : donnant la priorité à Dieu, saluant son prédécesseur et courbant la tête devant les fidèles, il a rappelé que le rôle du pape était bien d’être d’abord le "serviteur des serviteurs de Dieu".

Dépouillement

Le pape François s’est présenté à la foule simplement vêtu de sa soutane blanche. Ce n’est qu’au moment de bénir la foule qu’il a revêtu l’étole rouge brodée aux effigies de Pierre et Paul, et il l’a retirée après ce geste, distinguant ainsi son apparition publique de sa fonction liturgique.

Proximité

Les services de sécurité du Saint-Siège vont probablement devoir s’adapter au style de ce pape qui avait pour habitude de circuler dans Buenos Aires en transports en commun. Ses premiers mots à la foule auront en tout cas témoigné de sa grande proximité avec les gens : "Buona sera - (Bonsoir)", a-t-il simplement lancé en saluant la foule. En deux mots, la place Saint-Pierre entière a aimé son pape

Humilité

Le pape François a multiplié les gestes de simplicité depuis son élection, manifestant ostensiblement qu’il ne souhaitait pas être traité différemment des autres cardinaux, qu’il appelle "mes frères" : c’est ainsi qu’il est allé embrasser le cardinal Dias (en fauteuil roulant) avant de recevoir, debout, l’hommage des électeurs dans la chapelle Sixtine, qu’il a partagé le minibus avec eux en rentrant mercredi soir, ou encore qu’il est allé lui-même régler la note de l’hôtel où il résidait avant le conclave.

Fraternité

C’est encore l’un des mots qu’il a prononcés lors de sa première apparition : "Nous commençons un chemin de fraternité, évêque et peuple", avec un geste qui semblait signifier que l’un et l’autre marcheraient main dans la main.

Une fraternité également inter-générationnelle dans laquelle transparaît le jésuite éducateur : "Courage mes frères !", a lancé le Pape recevant le 15 mars au matin le Sacré Collège au complet. "Probablement la moitié d’entre nous est du troisième âge. On dit, et j’ai le plaisir de le dire, que la vieillesse est pour la vie siège de la sagesse. Comme les vieux Siméon et Anne, les personnes âgées ont la sagesse d’avoir vécu. Et c’est cette sagesse qui leur a permis de reconnaître Jésus. A nous d’offrir cette sagesse aux jeunes. Comme le vin qui se bonifie avec les ans, offrons à la jeunesse notre sagesse. Un poète allemand disait de la vieillesse qu’elle était un temps de paix et de prière, un temps pour transmettre aux jeunes la sagesse des personnes âgées".



[1] Sources principales textes et photos : Service d’Information du Vatican (VIS et News.va ; article de "La Vie" Les dix premiers signes du pape François (Aymeric Christensen avec Jean Mercier, à Rome) paru en ligne le 15 mars 2013 ; LaCroix.fr ; KTO dont éditoriaux de P. de Saint-Pierre ; documentation personnelle. Rédacteur : Patrice Quesnel.

[2] Ce qui ne s’était plus fait depuis le pape Landon en 913, si on excepte Jean-Paul Ier, dont le nom était la double reprise de Jean XXIII et Paul VI, ses prédécesseurs.

[3] D’après un article du journal "La Croix" du 15 mars 2013, le Pape porte les titres officiels suivants :

Évêque de Rome : Titre primordial du pape, celui qui commande tous les autres même s’il délègue ensuite la gestion du diocèse de Rome à un cardinal vicaire général. C’est d’ailleurs, symboliquement, en tant que prêtres et diacres du diocèse de Rome que les cardinaux élisent le pape.

Vicaire de Jésus-Christ : Le titre de vicaire de Pierre apparaît sous Léon Ier (440-461) et se combine rapidement avec celui de vicaire du Christ employé pour la plupart des évêques. Il faut attendre les XVIe -XVIIe siècles pour que l’expression « vicaire de Jésus-Christ » s’impose pour le seul pape. Comme l’explique Yves Congar, « l’idée est que le saint (saint Pierre), le Christ, est le vrai sujet personnel d’une communauté ou d’une fonction  : c’est son pouvoir et sa vertu qui y opèrent en ceux qui agissent visiblement ».

Successeur du prince des Apôtres : Ce titre vient compléter le précédent car le pape agit en tant que représentant du Christ seulement parce qu’il est le successeur de Pierre à qui le Christ a remis le primat de juridiction. Dans Lumen gentium , Vatican II affirme d’ailleurs l’idée sacramentelle de la présence active du Christ pour l’ensemble du corps épiscopal à la tête duquel se trouve le pape.

Souverain pontife de l’Église universelle : En 642, le pape Théodore Ier reprend le titre de pontifex maximus, abandonné par les empereurs romains et qui désignait le chef de la religion romaine païenne. Il retombe ensuite en désuétude jusqu’au XVe siècle où il renaît dans un contexte humaniste. Entre-temps, les papes lui préfèrent le titre de summus pontifex, appliqué à tous les évêques à partir du Ve siècle puis au seul évêque de Rome à partir du VIIIe siècle. L’ajout « de l’Église universelle » est plus récent.

Primat d’Italie, archevêque et métropolite de la province romaine : Ces titres rappellent la juridiction de l’évêque de Rome sur l’Église d’Italie (c’est d’ailleurs le pape qui nomme le président de la conférence épiscopale italienne). Le titre de patriarche d’Occident, utilisé au VIIe siècle avant de tomber en désuétude, puis repris à partir de 1863 pour marquer la primauté romaine, a été abandonné par Benoît XVI en 2006.

Souverain de l’État de la Cité du Vatican :Le titre apparaît après les accords du Latran (1929) pour marquer la souveraineté pontificale sur le petit État du Vatican.

Serviteur des serviteurs de Dieu :Apparu chez saint Augustin et saint Benoît, le titre est réservé aux papes à partir du XIIIe siècle. Remis à l’honneur après Vatican II, ce titre manifeste la primauté pontificale tout en étant « une admirable expression de la hiérarchie comme service » (Yves Congar/La Croix).
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