"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Six-Fours-les Plages - Sainte-Anne
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Publié le mardi 9 mars 2010 , par

Quand Dieu appelle Moïse Il se présente à lui par le tétragramme sacré : YHWH.
Le tétragramme présenté à Moïse est un nom imprononçable, non pas parce qu’il n’a pas de voyelle, ce qui est normal dans l’hébreu ancien, mais simplement parce que dans la plupart des civilisations orientales anciennes, et particulièrement dans le milieu des tribus sémitiques, dont les tribus d’Israël faisaient partie, le nom est intégré à la personne même qui le porte ; il est en tout cas son symbole le plus intime.
Prononcer le nom de quelqu’un c’était prendre du pouvoir sur lui. Prononcer le nom de Dieu était une hardiesse sacrilège ! Car Dieu est le Tout-Autre. On lui doit du respect…
Les exégètes (ceux qui travaillent dans l’interprétation des textes sacrés) ont essayé d’étudier la racine de ce tétragramme sacré et ils pensent que la racine du mot doit être cherchée dans le verbe hayah, le verbe être, dont la conjugaison yiheyeh contenait les consonnes du tétragramme. La forme yiheyeh est une forme inaccomplie (Il se prépare à être).
Le Seigneur voulait en fait nous montrer Qu’Il peut être connu par son action : « je suis ce que je serai (ferai) pour vous ».
Depuis l’appel de Moïse le grand souci de Dieu était d’enlever son peuple à l’affliction, de leur montrer qu’Il était pour eux un père. Et c’est bien cela qu’Il a fait pendant toute la traversée du désert.
Dans cette traversée de carême, le Seigneur veut se faire connaître à nous. Il veut que nous le connaissions par son action en notre faveur. Confions-lui toutes nos afflictions, car Il est un Dieu qui prend pitié de ceux qui souffrent sous l’oppression. Crions vers Lui, car comme Il a entendu les cris de son peuple en Egypte, Il écoutera aussi nos cris. Qu’Il vous bénisse !
Père Luciano de Oliveira Paula, sjs