"Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire".
Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens
Six-Fours-les Plages - Sainte-Anne
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Publié le dimanche 15 novembre 2009 , par

Voici la réflexion du Père Ronicès pour la semaine du 14/11/2009 au 21/11/2009.
Ce Dimanche l’Eglise par la Liturgie veut amener ses enfants à jeter un regard sur la promesse de Jésus, car un jour il viendra chercher son Eglise.
Alors dans ce cas nous allons toucher des sujets ‘ eschatologiques ’, qui vient du grec ‘eschata’ et signifie : fin dernière de toutes les choses.
La création a eu un commencement par l’acte créateur de Dieu, mais cette œuvre qui a commencé doit être menée à bonne fin ; un achèvement absolu.
Nous sommes créés non pas pour finir notre existence dans une sépulture, notre âme veut quelque chose de plus, notre être veut atteindre sa perfection en Jésus Ressuscité.
Puisque nous méditons sur la venue de Jésus, nous nourrissons notre Espérance qu’un jour Dieu interviendra dans l’histoire pour nous sauver de nos « terribles détresses », car dans la foi, nous pouvons déjà contempler la joie parfaite qui nous attend.
L’Evangile de ce dimanche nous pousse à garder l’espérance dans les épreuves, car même s’il avait des cataclysmes, de grosses souffrances, à la fin, Dieu interviendrait pour sauver ses amis par l’avènement de son Fils notre Seigneur et Dieu avec lui.
Au début de l’Eglise, les chrétiens regardaient constamment le ciel en attendant le Seigneur qui viendrait. Dans cet Evangile, il y a une phrase qui reflète cette réalité : « sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte », aussi il fallait bien surveiller la venue du Maitre pour n’être pas surpris. Au temps des épreuves, bien souvent un « cri » montait au ciel : « Maranatha » qui signifie : Viens, Seigneur Jésus ! Alors, bien sûr quand la souffrance nous attend il faut bien crier, donc c’est au milieu des épreuves dans l’espérance que les martyrs ont eu l’attitude courageuse de mourir à cause du Christ, car ils étaient assurés de son retour qui donnerait à l’humanité une transformation telle qu’il n’y en a jamais eue dans histoire de l’humanité : l’homme recevra un corps glorieux comme le Corps de Jésus Ressuscité pour être à jamais avec Dieu, c’est pour quoi nous sommes créés.
Le temps est passé, les chrétiens ont pris une place importante dans la société, comme conséquence on a perdu cette ferveur de l’attente du Seigneur, nous avons bel et bien oublié que notre patrie est le Ciel et que nous sommes juste de passage sur cette terre. Alors mes frères le fil rouge de l’Evangile de ce Dimanche nous donne une certitude, qui est celle garantie des disciples du Christ : même si nous touchons les extrémités, de la souffrance Jésus agira en notre faveur, « on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire » la création tout entière sera transformée il n’ y aura plus de souffrance, la mort sera détruite, mais nous sommes encore dans notre réalité fragile ; tenons bon, il ne faut pas nous fatiguer de jeter notre regard vers le ciel, car le Seigneur est toujours fidèle à ses promesses :
Il viendra !
Père Ronicés GEBER,