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"Vous allez recevoir une force,
celle du Saint-Esprit
qui viendra sur vous.
Alors vous serez mes témoins"
(Actes 1, 8)
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Baptême du Seigneur

  Publié le dimanche 23 janvier 2005 , par Paroisses d’Hyères

CHAPO

Baptême du Seigneur

– Année A – Mt 3, 13-17
J
ean-Baptiste a dû être sacrément surpris de voir arriver Jésus devant lui. En plus, Jésus lui demande de le baptiser ; il y a de quoi être complètement paumé. Jean-Baptiste, lui un Prophète, et même le plus grand des Prophètes, cousin de Jésus ; mais aussi un pécheur comme vous et moi ! Eh bien voilà que celui dont il parle sans cesse en appelant tous les hommes à changer de vie pour se tourner vers Dieu, celui-là arrive devant lui. Alors vous vous demandez comment vous auriez réagi. Jean-Baptiste, lui ne comprend pas et même il refuse. Il sait que Jésus est Dieu, il le sait depuis sa conception parce qu’il l’a reconnu lorsque Marie est venue visiter Elisabeth, sa mère. Jean-Baptiste ne peut pas accepter que Dieu demande un baptême de conversion parce que Dieu n’a rien à se reprocher, ce geste lui apparaît impossible. Et pourtant Jésus lui demande de le baptiser dans l’eau du Jourdain. C’est la folie de l’amour de Dieu pour nous ! Et à cet instant précis de l’histoire, Dieu se révèle tel qu’Il est véritablement : un Dieu qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun.

Le Baptême de Jésus nous invite à méditer 2 dimensions de la vie du Christ, 2 dimensions qui nous concernent nous-aussi parce le jour de notre baptême, nous les avons reçues de Dieu : la première est que Jésus s’est abaissé pour nous délivrer du péché et la seconde c’est que Dieu l’a glorifié et nous avec.


Si vous avez eu la chance d’aller en Palestine ou si vous y allez un jour (ceux qui ne savant pas où cela se trouve je vous invite à réviser vos cours de géographie), vous remarquerez que le lieu du baptême de Jésus est plus bas que le niveau de la mer. C’est même le point le plus bas de la terre. Voilà ce qui est étonnant et qui veut dire quelque chose : Jésus est descendu le plus bas possible pour ramener tous les hommes à lui, il s’est abaissé pour nous sauver tous sans exception ! Voilà un premier geste absolument inouï ! Par notre péché, nous nous sommes éloignés de Dieu. Mais Dieu n’a pas voulu que nous nous perdions davantage. Il aurait pu nous tendre la main du haut du Ciel, Il en avait le pouvoir mais Il ne l’a pas fait. Ou plutôt si, mais d’une toute autre façon : Il s’est fait homme, Jésus-Christ. Il a choisi de venir chercher l’homme pécheur en venant à lui comme homme. Par le baptême, Jésus est descendu dans les eaux du Jourdain ; les eaux qui représentent le lieu de la mort pour les juifs de l’époque de Jésus, il y a laissé notre péché pour nous en délivrer. Cela s’est accompli lorsqu’il est mort et ressuscité pour nous. Conséquence  : Nous ne sommes pas faits pour le mal, nous ne sommes pas faits pour le péché ; le péché n’est pas une fatalité. Je ne suis pas obligé de faire le mal. Je suis fait pour le bien ; c’est ce que nous dit S. Paul : "Dieu vous a libéré du péché, alors qu’attendez-vous pour faire le bien ? "


A
u moment où Jésus sort de l’eau, les cieux s’ouvrent, une colombe descend sur Jésus et une voix qui vient du Ciel le proclame Fils Bien-Aimé. Il n’y avait pas d’effet spéciaux dans cette scène. Dieu n’est pas virtuel, il ne suffit pas de cliquer et de surfer sur le Web pour le trouver. Dieu est réel, Il est venu dans l’histoire à un moment précis et dans un lieu précis ! Dieu agit dans notre histoire, nous le croyons. Avoir la foi en Dieu ce n’est pas croire que Dieu existe mais c’est croire que Dieu agit dans l’histoire de l’homme, dans notre histoire. Dieu a agit au jour de notre baptême, Il nous a donné quelque chose de réel même si nous ne le voyons pas de nos yeux : Il fait de nous ses fils, Il nous a donné son Esprit-Saint et nous a ouvert les portes du Ciel. Voilà le plus grand cadeau que Dieu pouvait nous faire et nous, nous ne le méritons pas ! Dieu nous élève à son niveau : par le baptême, nous devenons des fils bien-aimés comme Jésus ; nous ne sommes plus des serviteurs, ni des amis de Dieu mais des fils bien-aimés à qui Dieu donne ce qu’Il a de plus précieux : sa propre vie ! Nous sommes recréés à l’image de Dieu, rien que cela !

La colombe qui descend sur Jésus, c’est le Saint-Esprit. Au baptême, Dieu nous a donné son Esprit pour qu’il fasse sa demeure en nous : ce qui veut dire que je n’ai pas le droit de faire n’importe quoi avec mon corps parce que Dieu vient y habiter. C’est cet Esprit-Saint aussi, qui nous donne la force d’être des chrétiens, nous avons reçu tout ce qui nous est nécessaire. J’appellerai cela le pack baptismal , un pack complet et sans défaillances techniques ! Mais ce que Dieu nous a donné peut être comparé à une graine : pour pousser et donner un bel arbre, elle a besoin d’eau ; c’est pareil pour la vie du Saint-Esprit en nous. Le Baptême, ce n’est pas magique, le baptême me donne tout ce qu’il me faut pour vivre en chrétien véritable mais il ne fera pas le travail à ma place. Je dois alimenter la vie de Dieu en moi, je dois la nourrir comme j’ai besoin de me nourrir pour survivre. Alors ce pack donné au baptême a aussi un service après vente : l’Eucharistie fréquente où Dieu nous nourrit de sa propre vie ; la confession qui répare les pannes de communication. Certains d’entre vous ont des téléphones portables (je n’ose pas dire la majorité) et vous savez comme moi que parfois on n’entend rien et même il y a des coupures, c’est la même chose pour notre vie intérieure : le péché vient couper la communication entre Dieu et notre âme alors il faut rétablir le contact par une bonne confession. Si nous nous disons chrétiens, il nous faut donc agir et vivre comme des fils de Dieu à l’image de Jésus-Christ.


E
n l’an 2000, Jean-Paul II a résumé la mission du baptisé en une phrase qui est valable pour tout le monde.
Voilà ce qu’il disait : "demander à quelqu’un : veux-tu recevoir le baptême", signifie en même temps lui demander, "veux-tu devenir saint ?"
Le baptême est la porte qui nous a ouvert le chemin de la sainteté. Car tous nous sommes appelés à devenir des saints : quel que soit notre âge et notre situation ! La façon de le devenir n’a pas beaucoup d’importance et les chemins sont nombreux mais si nous choisissons de vivre des promesses de notre baptême, ces chemins conduisent tous au même endroit : le bonheur éternel auprès de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Dominique TRILLAT
janvier 2005







 

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