"A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." Martin Luther King
Selon un sondage Ifop publié le 22 mars dans La Croix, 65% des catholiques pratiquants estiment (...) Lire +
Yann de Rauglaudre

15 janvier 2002
Mgr Dominique Rey
Avec le sourire et de bons souvenirs, ils s’apprêtent donc à perdre un prêtre expérimenté, spirituel et entreprenant, appelé à porter la charge des apôtres dans le Var. Là-bas, le père Rey succède à Mgr Joseph Madec, atteint depuis deux ans par la limite d’âge (75 ans). Dans ces pages, le nouvel évêque répond à nos questions.
Quand serez-vous ordonné évêque ?
La nouvelle de ma nomination venant juste de tomber, une date précise n’est pas encore définie mais cela sera très probablement début septembre.
Que direz-vous à vos diocésains en prenant vos fonctions ?
Du Var, je connais le soleil, la convivialité. Je sais que l’Église de ce diocèse a largement accueilli les communautés nouvelles et qu’elle dispose d’un séminaire qui doit être un atout pour l’accueil et la formation des vocations. À part cela, j’ai tout à découvrir. Je commencerai donc par prendre contact avec le "vécu" local !
Vous n’avez pas de priorité ?
Si. La priorité, je le dirai aux chrétiens du diocèse, c’est la mission. Toute la pastorale doit être orientée et revisitée en fonction de la mission dans laquelle les laïcs ont un rôle primordial.
Je prendrai aussi beaucoup de temps pour visiter les prêtres et passer du temps avec eux dans leurs lieux de vie. Je crois beaucoup à la vertu d’une relation directe et personnelle.
Vous êtes le premier prêtre directement issu d’une communauté issue du Renouveau charismatique à être nommé évêque en France. Que vous inspire ce choix du Pape ?
Le Pape et l’Église dans son ensemble veulent aussi s’appuyer sur des communautés porteuses de vocations, qui promeuvent de nombreuses initiatives, évangélisatrices, dans la fidélité de la Tradition. Beaucoup de ces communautés ont, depuis 20 ans, fait leurs preuves dans le cadre paroissial.
Vous serez donc évêque et membre de l’Emmanuel ?
À partir du moment où je deviens évêque, je deviens le pasteur de tous sans exclusive. Le charisme de la communauté de l’Emmanuel m’a permis d’entrer plus profondément dans le mystère de l’Église Universelle et de sa Mission. Je viens aussi à Toulon avec toute une histoire personnelle (je suis issu d’une famille ouvrière et provinciale de Saint Étienne) et des expériences variées : ministères auprès des jeunes, accompagnement de vocations sacerdotales, pastorale de sanctuaire, ministère en paroisse, accueil des pauvres (25.000 repas servis chaque année dans la crypte de la Trinité)...