Eglise Catholique du Var - diocese-frejus-toulon.com
"Vous allez recevoir une force,
celle du Saint-Esprit
qui viendra sur vous.
Alors vous serez mes témoins"
(Actes 1, 8)
FR | EN | PT |
Newsletter de l'église du var
Newsletter de l'Eglise du Var


La Fête-Dieu

  Publié le mardi 2 juillet 2002 , par Paroisses d’Hyères

CHAPO

 

La fête -Dieu (6 juin 2OO2)

C'est la fête de l'eucharistie, aujourd'hui. Une messe, pour célèbrer la messe. Encore, dira-t-on ! Mais la messe, c'est quoi ? C'est d'abord une nourriture: il faut se nourrir pour ne pas mourir. On parlera d'un « amour dévorant », « Je te croquerai », dit la maman à son jeune enfant. Et c'est vrai que manger des carottes, ça rend aimable, dit-on. Mais, dit-on aussi que manger le Corps du Christ, ça rend « aimant » ? (Nicolas Grivet) Oui, manger le corps du Christ, c'est recevoir Dieu chez soi. C'est aussi une présence. C'est enfin une rencontre. Est-ce qu'on s'en rend compte ?
 

 

On dit que la messe représente la mort et la résuretion; oui, au sens qu'elle rend présente -représenter, c'est rendre présent-, la mort et la résurection, là, devant vous, comme sur un studio de TF1, en direct, pour vous.

Mais pourquoi Dieu a -t-Il pris ce moyen de la messe, pour venir sur terre encore aujourd'hui ? Il y a bien une raison.Vous connaissez l'histoire de Cyrill, 13 ans, qui fait sa première communion ? On lui a dit quelques jours avant: « Tu y crois encore, à « ça » (en lui parlant de l'eucharistie) ? Et il a répondu tranquillement: « Oui. Dieu, quand Il voit qu'un homme a peur de lui, ne sait jusqu'où se faire petit, pour que cet homme n'ait plus peur de Lui. Alors, Il se fait tout petit, Il vient dans l'hostie, Il vient dans l'eucharistie. Ainsi, on ne peut pas avoir peur de Dieu.
 

 

Vous partez en voyage, vous allez à l'étranger. Vous rammenez à vos enfants un cadeau qui a souvent 2 caractéristiques: il est d'abord extraordinaire -il faut en mettre plein la vue-; et il n'est pas trop cher, car il faut pour le retour, il faut faire le plein du réservoir d'essence. Eh bien, pour la messe, c'est tout le contraire. Dieu nous offre ce cadeau qu'est l'eucharistie, qui est à la fois ce qu'il y a de plus ordinaire: (comme matière,) c'est du pain; mais ça vaut aussi un prix fou: le prix de sa vie; Il donne sa vie, à chaque messe, Il donne la vie spirituelle; il a donné sa vie après la Cène, tout de suite après, il va se faire tuer pour nous montrer jusqu'où va l'amour vrai, qu'on n'oublie jamais.
 

 
 
 
 
 
 

La messe, c'est la rencontre de deux présences reelles.

Tenez, retenez cette petite phrase très simple: « La messe, c'est la rencontre de deux présences réelles: la présence réelle du Christ, qui, elle, ne fait aucune doute, puisqu'Il l'a promis; et notre présence réelle à nous, qui n'est parfois pas toujours évidente. Nous sommes souvent les grands absents auprès de nos grand-parents, auprès de nos enfants. Dieu, Lui, Il est toujours présent, à chaque messe.

Une messe vivante, c'est une messe qui nous fait vivre, autrement.
 

 

Et une messe vivante, c'est une messe qui nous fait vivre, autrement quelquefois.
 

 

Une belle messe, ce n'est pas une messe où quelqu'un a bien chanté, où quelqu'un a bien parlé. Une belle messe, c'est une messe qui embellit la vie.

On dit quelquefois: « C'était une belle messe. » Pourquoi ? Parce que quelqu'un a bien chanté ? Parce que quelqu'un a bien parlé ? Prenez garde. Une bellemesse, c'est une messe qui embellit la vie. Sinon, ce serait un moment de beauté religieuse, d'art sacré, qui nous rassure à bon compte, au lieu de nous renouveller, et qui nous évade, au lieu de nous entraider, au lieu de nous entraiuer.
 

 

C'est bien d'être croyants; c'est mieux d'être « croyables » !

Eh bien sommes-nous devenus plus croyants ? En venant à la messe ? Encore faut-il être croyables ! Et que par exemple, cette semaine, personne, autour de nous ne se demande ce que nous sommes venus faire ce dimanche, à la messe.
 

 
 
 

La légende de Tagor: le grain de blé en or

Est-ce que vous connaissez cette légende de Tagor, qui est tellement parlante. Ecoutez-la. Vous la connnaissez. Ca se passe, en Inde, dans une région très très pauvre. Un hiomme, plus pauvre que les autres, encore, mlarche interminablement, sur les sentiers brulés de soleil. Et la légende veut qu'il mendie de masure en masure, de maison, en maison. Il mendie sa nourriture. Et la légende dit que cette nourriture, c'est du blé. Mais, à la fin de la journée, cet homme voit son sac de blé: il n'y a presque rien. Mais un jour, son coeur bat très fort. Il aperçoit un attelage de poussière: 4 chevaux qui tiraient un carose. « Ah! Si ce prince daignait s'arrêter, et jeter un regard sur moi ! Et s'il me donnait une pièce d'argent ou d'or ? » Oui, l'attelage ralentit, les chevaux s'arrêtent. La porte s'ouvre, et un homme au regard plein de bonté, fait signe au mendiant de s'approcher. Il lui dit: « Donne-moi ton blé. » Alors le mendiant est déconcerté. Il pense: « Mais c'est moi qui mendie, ici. On renverse les rôles ! » Mais, le mendiant tire, déconcerté, un petit grain de blé; il le donne à ce riche inconnu. Et l'attelage repart, laissant le malheureux, qui rentre chez lui encore plus pauvre que jamais. Mais le soir, dans son petit sac, l'ayant ouvert, qu'elle n'est pas sa surprise; quand il aperçoit un petit grain d'or. « Ah! Si seulement, si seulement, j'avais concenti à donner tout le contenu du sac ! » On est loin de la messe, semble-t-il. Eh bien non. Car à nous aussi, le Seigneur nous demande à la messe de Lui donner notre blé; de lui donner notre pain quotidien. Autrement dit, quelque chose de notre vie quotidienne. Et c'est ce que symbolise l'hostie, que le prêtre offre au moment de l'offertoire.
 

 

Mais qu'est-ce que nous offrons, est-ce que nous confions quelque chose de notre vie personnelle à l'autel ? Rappelez-vous la multiplication des pains: Jésus multiplie les pains, à partir de presque rien: 5 pains, et 2 petits poissons. Quelle est notre « mise » ? Puisque pour gagner au tercé, il faut avant, qu'on donne « la mise. » Une ou deux fois, en montagne, j'étais parti célèbrer la messe avec des jeunbes. On avait oublié les hosties. Eh bien, on n'a pas pu célèbrer la messe du tout. Pas d'hosties ? Donc, pas de messe.
 

 
 
 

Le Père Varillon raconte que avant la messe il aime prendre une hostie non consacrée dans la main. Il médite sur le semeur, le laboureur, le meunier, le minotier, sur l'usine qui a construit la moissonneuse-batteuse, les tracteurs ......

Le Père Varillon, dans un livre, raconte: « Moi, avant de célèbrer la messe, j'aime bien prendre dans mes mains, prendre une hostie non consacrée, j'aime méditer sur ce bout de pain. Et si je peux le tenir dans les mains, il a fallu le travail du laboureur, du semeur, du minotier, du meunier, du boulanger, le travail des usines, qui ont fabriqué la moissonneuse batteuse, le tracteur, etc ...

Alors, vous voyez, ce qu'on offre à la messe, ce n'est pas le travail des autres, mais notre vie personnelle, notre pain quotidien. Et qui est fait de nos joies, de nos peines. De nos responsabilités, et de nos amours.
 

 

Pourquoi ? Pour transformer notre vie quotidienne, dans sa propre vie. « Nous sommes aussi les hosties que Dieu veut changer en Lui, disait Thérèse de Lisieux.

C'est l'offertoire: « Nous te le présentons, pour qu'il devienne le pain de la vie! » Ce pain devient divinisé. Quand nous nous nourrissons de ce pain, nous recevons l'Esprit Saint.
 

 

La messe nous dit aussi de ne jamais juger sur les apparences: puisque les apparences sont trompeuses; après la consécration, ce n'est plus du pain, c'est la Présence du Bien Aimé, du Réssuscité. L'intérieur échappe à nos yeux; il est sous le regard de DieuIl est devenu comme nous, pour qu'on puisse devenir comme Lui.
 

 

Un moteur à essence, sans essence

On me dit: « Moi je ne vais pas à la messe, je ne suis pas pratiquant, mais je suis croyant. » Et je réponds: « Vous avez vu un moteurf à essence, fonctionner sans essence ? » Moi, jamais. Si on veut avancer, si on veut des énergies, alors, recevons l'eucharsitie. On me dit aussi: « Mais, moi, j'ai pas envie d'aller à la messe. » Et je réponds: « Mais Jésus a peut-être envie que tu y ailles ? » On regarde toujours à sens unique. Mais il y a aussi l'autre, quand on aime.
 

 

La partie de foot

Moi, je dis qu'une mese, c'est un peu comme une partie de foot. Le match ne peut commencer, que quand tout les joueurs sont arrivés. Pas avant. Et tant qu'il manque encore un joueur sur le terrain, le match ne peut pas commencer. Tant qu'il manque encore une personne à la messe, on ne peut pas commencer. Et nous célèbrons la victoire de l'amour. A la coupe du monde, à Paris, les français ont brandi devant leur triomphe une coupe en or. A la messe, le prêtre soulève aussi la coupe en or, à chaque messe (le calice), à la consécration. C'est une victoire, mais éternelle, qui ne connaitra plus jamais de défaite comme à Séoul.
 

 

ALORS ? LA MESSE, OBLIGATOIRE ? NECESSAIRE !

Enfin, la messe n'est pas d'abord obligatoire. Elle est d'abord necessaire. J'en ai besoin, pour vivre bien. Elle n'est pas necessaire parce qu'elle est obligatoire. Non. Elle est obligatoire parce qu'elle est necessaire, et c'est très différent. On ne peut plus aller à la messe alors de temps en temps. Vous avez vu des amoureux, qui s'aimeraient « de temps en temps ? » Impossible. « le coeur de Jésus a battu dans mon coeur. » C'est une parole de Marthe Robin, après la communion. Si on allait aussi loin ?
 

 

C'est pas une corvée, la messe. C'est un rendez-vous d'amour. C'est le ciel sur la terre. Si on savait tout sur la messe, on en mourrait, disait le saint Curé d'Ars. On en mourrait d'amour. Heureusement qu'on ne sait pas tout ... c'est vraiment trop fou !
 

 

Hyères, ce 8 Juin 2OO2. Fête-Dieu.








 

Conception et développement : bonnenouvelle.fr