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Publié le mercredi 26 janvier 2005

| "Repères"
4 |
Proposer
le sacrement de réconciliation
édition
de Décembre 2004 |
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Il
est difficile de proposer aujourd’hui le sacrement de
réconciliation à cause de sa connotation négative
dans nos représentations. Les
adultes craignent qu’une mauvaise expérience n’éloigne
définitivement les jeunes
de la pratique du sacrement. En outre ce sacrement reste pertinent pour notre temps : il rappelle l’importance de se remettre en question dans une culture où la culpabilité est mal acceptée et où l’on refuse de s’entendre dire que l’on a fait des choses mauvaises. Par ailleurs il nous interroge sur notre propre disponibilité à la vie spirituelle (consacrer du temps pour s’y préparer, trouver des prêtres disponibles …) |
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| OBJECTIFS |
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| Permettre de découvrir le visage d’un Dieu qui aime en favorisant la rencontre avec une personne qui nous respecte et qu’il faut respecter. | Il est important d’expliquer la différence entre sainteté et la perfection. Le parfait est conforme à une loi, il ne fait aucune faute, le saint, en revanche aime et fait confiance malgré et au cœur de ses imperfections (cf. Jn 8 – La pécheresse pardonnée) | ||
| Expliquer la dimension ecclésiale de la vie spirituelle (pourquoi se confesser à quelqu’un ?). | Ce que l’église me dit et me demande, me rappelle que Dieu n’est pas seulement celui que je ressens ; lorsque j’obéis aux prescriptions de l’église (se confesser à un prêtre, aux grandes fêtes …), je manifeste que je suis disponible à suivre le Seigneur même si je ne comprends pas tout. | ||
| Éduquer à la loi morale | Même si notre époque répugne au discours moral (surtout dans le domaine privé), il est important d’aider au discernement et d’affiner la conscience morale en « disant le bien et le mal ». | ||
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| Mise en œuvre du rituel tel qu’il nous est proposé. Il y a certainement un effort à faire pour retrouver la juste place de la Parole de Dieu dans la célébration du sacrement. En outre, il nous permet de profiter de la richesse d’une tradition spirituelle, tout en proposant des adaptations et des « traductions » d’un vocabulaire parfois vieilli | |||
| Des feuillets individuels rappelant le rituel, aidant à la préparation et proposant des textes de la parole de Dieu | |||
| Propositions de temps de relecture de la vie et d’accompagnement individuel | |||
| Des temps d’enseignements, rappelant le sens de la démarche, mais aussi les conditions et pouvant comporter des témoignages | |||
| Les célébrations communautaires sont l’occasion de mettre en place une pédagogie, elles permettent aussi de proposer une diversité de confesseurs. Mais il faut trouver encore des moyens pour alléger la pesanteur de l’attente (diviser les groupes ?) | |||
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Une multiplication des occasions,
en profitant d’autres rassemblements ou cérémonies
(adoration, messe,
conférence …) |
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| POINTS D'ATTENTION |
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| Le péché est un acte, volontaire, et non pas une tendance : il vaut mieux dire « j’ai menti à telle personne dans telle circonstance » plutôt que « je ne dis pas toujours la vérité » | Rappeler le secret de confession qui est la condition de la liberté et de la sincérité du pénitent. C’est aussi le signe que le prêtre n’est pas là en son nom propre, mais comme ministre de la miséricorde de Dieu | ||
| Essayer de faire en sorte que les jeunes ne soient pas trop attachés à la personnalité du confesseur : on ne le choisit pas parce qu’il nous plaît ou parce qu’on ne le connaît pas … Cela suppose aussi un travail de « désappropriation » de la part du prêtre | Soigner l’aspect « festif » de la démarche, en créant un climat de sérénité et d’intériorité, en soignant l’aménagement des lieux (éclairage, musiques …) Il faut éviter les propositions « lugubres » et tristes | ||
| Place du corps : proposer un geste qui puisse prolonger ou expliciter la démarche | Proposer systématiquement lors des temps forts, en prévoyant un temps pour se préparer | ||
| Veiller à la crédibilité
des
« pénitences ». Même s’il faut
être attentif à rappeler la gratuité de
la miséricorde, la pénitence peut avoir une valeur
curative et
pédagogique ; il faut éviter de laisser croire que
quelques prières
effacent la faute ! |
La réconciliation avec Dieu ouvre à la réconciliation avec les autres. Il y a de nombreuses blessures liées à des conflits. Il ne faut pas oublier cet aspect dans la préparation au sacrement | ||
| RESSOURCES | |||
| Les préliminaires et les rubriques du rituel sont riches en enseignements et en indications pratiques. Il y a toujours un grand profit à les relire régulièrement | |||
| LIVRES Catéchisme de
l’Eglise Catholique Jean Paul II,
Encyclique Réconciliation
et Pénitence Bernard Bro, On
demande des pêcheurs & le secret
de la confession Pascal Ide, Les sept
péchés capitaux |
FIGURES
DE RECONCILIATION ET DE PARDON Histoire de Jacques Fesch Maïti Girtaner
(cf. Vidéo Résistance et
Pardon – Le
Jour du Seigneur) |
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| Le S.D.J tient à disposition quelques modèles de feuillets de préparation | |||