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"Vous allez recevoir une force,
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qui viendra sur vous.
Alors vous serez mes témoins"
(Actes 1, 8)
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Newsletter de l'église du var
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La Résurection, Pâques 2002

  Publié le dimanche 31 mars 2002 , par Paroisses d’Hyères

L’histoire des premiers pas en vélo.

L’histoire du froid de Novembre et du froid de mars.

L’histoire des deux grenouilles.

Dieu ouvre toujours une issue, dans l’impasse la plus absolue, si nous prions vraiment avec Jésus. Avec Jésus, rien n’est pardu. Aucune situtation n’est sans issue.

« Pour être prêt à espérer dans tout ce qui ne nous tropmpe pas, il faut parfois commencer par desespérer dans tout ce qui nous trompe. » G. Bernanos


Nous rencontrons l’amour sans forcément avoir tout compris ...

Etre croyant, ce n’est pas croire que Dieu existe. C’est croire que j’existe pour Dieu.

« Au lieu de croire en tes doutes et de douter de ta foi ; crois en ta foi, et doute de tes doutes. » Pierres Goursat

Une journée sans combat cache toujours une petite défaite.

LA RESURECTION

La résurection, c’est Jésus qui nous dit : « Je ne veux plus être « à coté de vous », mais je veux être « avec » vous, je veux être « en » vous ! Alors il y a la communion, et la résurection.

Le temps de sa présence sensible est terminé. Le temps de sa présence sacramentelle peut commencer.

La douleur de la mort d’un être cher, on ne peut pas la supprimer, mais on peut la transfigurer.

Et la réincarnation ?

Un événement fou

La résurection, à Pâques, mes chers amis, c’est le coeur de tout ce que nous venons faire à l’église, quand nous y venons. C’est le coeur de toute notre religion, c’est la foi qui dépasse toute raison. Un événement fou ; un événement historique, et ... histérique ! Oui, c’est comme ça qu’on peut voir Marie-Madeleine : un peu « piquée »,sur les bords, un peu folle celle-là. Et, pourtant, ce n’est pas irrationnel, car nous savons, le coeur a des raisons que la raison ne connait pas. Nous rencontrons l’amour, dans la vie, sans forcément avoir tout compris. Si vous attendez de tout comprendre pour commencer à aimer, alors jamais vous ne commencerez, alors jamais vous n’aimerez. C’est la parole de Saint-Exupéry que vous connaissez : « Le plus important dans la vie, il est invisible pour les yeux. Mon secrêt est bien simple, dit le renard : on ne voit bien qu’avec le coeur ! » Shekespeare le dira à sa façon : « L’amour ne voit pas seulement avec les yeux, mais il voit beaucoup avec le coeur ! »

Un événement d’abord intérieur

Avec le coeur, c’est d’abord intérieur. Je voudrais remercier là, tous ceux qui s’occupent de l’intérieur de cette église. D’abord, les fleuristes, Francette, Josette, tous ceux qui d’une manière ou d’une autre préparent nos fêtes ! tous ceux qui tout au long de l’année, prennent soin des abords de l’église et de sa beauté .Il y a tant et tant à faire, dans ce sanctuaire ! Je veux dire aussi merci au P. Gabriel Ducruet ; il a tant et tant fait pour la mission dans tout cette paroisse, dans tout ce quartier, je voudrais vraiment le remercier.

Un événement tragique

Ne peuvent jouir de Pâques, que ceux qui savent ce que c’est que la nuit. que ceux qui ont des épreuves dans la vie. Si Pâques est plaquée, comme ça, de l’extérieur, ça ne me dira rien. Mais si j’ai eu récemment la perte d’un être cher, si les difficultés de la vie m’écrasent avec tous les soucis, alors Pâques, ça peut avoir avec un écho en moi. Vous venez me trouver, avec des choses bien lourdes dans votre vie, parfois. Vous êtes séparés, dans vos couples, dans votre famille, c’est trop difficile à réunir, vous n’en pouvez plus sur le plan relationnel, ... mais vous faites aussi partie de l’Eglise, vous savez. Vous avez tous droit à l’Eglise, droit à la fête. Bien sûr, il y a des combats. Mais une journée sans combat cache toujours une petite défaite. Regardez, à l’intérieur de vos journées, quand tout est trop « zen » : danger ! ... Le combat est parfois nécessaire, pour goûter un jour la victoire. La victoire de Pâques. Il n’y a pas de de joie sans victoire ... et pas de victoire sans combat ! Il n’y a jamais d’ombre sans lumière.

Etre croyant, ce n’est pas croire que Dieu existe. C’est croire que j’existe pour Dieu !

Etre croyant, ce n’est pas croire que Dieu existe. Vous savez, ça n’ajoute pas grand-chose à notre vie : Lui, Il reste là-hau, et moi je reste là-bas, je reste en bas, pas beaucoup de communicatiuon. Non ! Etre croyant, ce n’est pas croire que Dieu existe, c’est croire que j’existe pour Dieu ! J’existe pour Quelqu’un, là-haut, il y a Quelqu’un qui s’occupe de moi ! C’est ça, la foi. « J’existe pour quelqu’un » : ça veut dire que je suis aimé par ce Quelqu’un. Et plus je suis aimé, plus je résiste. Et plus je résiste, plus j’existe.

Mes premiers pas en vélo

Quand j’étais petit, mes parents habitaient Lyon. Et, dans ce parc, le Parc de la Tête d’Or, j’ai commencé à faire mes premiers pas en vélo ; j’avais 5, 6 ans. Mes parents me poussaient. Et moi, je pédalais. Ca roule. Tout d’un coup, j’ai regardé derrière moi : il n’y avait plus personne. Personne ne me poussait. J’étais tout à coup, seul, dans la vie, seul, pour la première fois ; ça commençait ! Alors, j’ai poussé un cri, et je suis tombé. Eh bien, c’est ça la foi. Quelqu’un me pousse, invisible, et ça tient. Mais je ne regarde pas en arrière : la vie ne s’attarde pas avec hier. Je casse les rétroviseurs, exprès. Et j’avance, c’est l’espérance.

Moi, je suis quelqu’un qui a horreur du froid. Je ne peux pas supporter le froid. Mais, grâve !.. je me passe de tout, sauf de chaleur. Eh bien, dans notre beau pays du Var, le froid de Novembre est aussi froid que le froid de Mars. Mais le froid de Mars, j’ai envie de dire qu’à température égale, le froid de Mars est bien plus doux qu’en Novembre. Pourquoi ? Parce qu’en Novembre, c’est bientôt l’hiver. Alors qu’en Mars, j’espère ! J’espère le printemps, et c’est tout différent. L’espérance me réchauffe. La foi, c’est une espérance. C’est une résurection. C’est à la fois une espérance et une passion. Etre chrétien, ça tient ! Être chrétien, au quotidien. Le verre n’est pas à moitié vide : il est à moitié plain ; c’est le regard du chrétien !

Je dois vous avouer que je ne crois pas en la réincarnation

Je dois vous avouer : je crois pas en la réincarnation. Parce que dans la réincarnation, on vit une vingtaine de vies. Mais je meurs aussi 2O fois. Alors, déjà, mourir une fois, c’est déjà pas évident ... s’il faut mourir une vongtaine de fois, non, c’est impossible, je ne peux pas ! Et puis la réincarnation, ce n’est pas dans la bible. Dans la lettre aux hébreux, il est dit au chapitre 9 : « Alors que le sort de l’homme est de mourir une seule fois, ainsi le Christ a été offert une seule fois pour enlever les péchés. » « Hébreux, 9,28) Et puis je suis, tu es unique. Unique au monde. Même dans une famille proche, où on se ressemble beacoup entre frères et soeurs, eh bien chacun est unique. Je suis unique, parce que nous sommes la religion du Dieu unique. C’est vrai que la réincarnation offre une chose : que je ne vais pas être à la mort annéanti ; mais déjà, ça, vous l’avez dans la résurection : on retrouvera tout, et même au delà le jour où tu ressusciteras.

La réincarnation, c’est « L’homme, pour l’homme ». Mais la resurection, c’est « L’homme pour Dieu. » Enfin, la réincarnatioin, c’est « l’homme pour l’homme » ; tandis que la résurection, c’est « L’homme pour Dieu » : c’est un autre mouvement général. L’homme pour l’homme, dans le sens que par la réincarnation, l’homme s’améliore ; je deviendrai « meilleur » dans une autre vie ; je peux donc tout rattraper... du moins apparemment ! . Mais dans la résurection, c’est « l’homme pour Dieu », dans le sens qu’on est faits pour Dieu : c’est tout Saint Augustin qui dit : « Tu nous as fait pour Toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi ! » Je ne vis qu’une seule fois sur cette terre, et, puis, après, il y a le royaume. La résurection, c’est une hymne à la vie. On en a assez des massacres, à Nanterre, avec ces 8 vies innocentes tuées gratuitement, sans aucune raison. Ou bien dans cette ville où on a assassiné un père de famille qui venait discuter avec les agresseurs de son enfant. On n’en peut plus, de ces violences et de ces haines inutiles. La résurection, c’est la vie ! Souris à la vie, la vie te sourita. Aime la vie, la vie t’aimera.

Deux grenouilles tombent dans un bol de crème

Je finis par une petite histoire que je rammène d’Afrique. 2 grenouilles tombent dans une bol de crème. La première est défaitiste, elle se dit : « Mais je n’y arriverais pas, à nager, là-dedans. Elle baisse les bras. Et, elle se noye. L’autre se dit : « Ca serait trop idiot de mouir ici. Alors, elle se débat, elle s’agite, toute la nuit, et voilà, au petit matin, la crème se change en beurre. O bonheur ! La grenoullle peut se reposer enfin, épuisée. C’est un milieu solide, bien solide, où elle peut s’appuyer ; il n’y a plus de liquide. C’est solide ! Victoire. Elle lance son cri. Vous connaissez le cri de victoire de la grenouille ? Eh bien, c’est ... croa : croa, oui, croa : crois, tout simplement ! La foi, absolument.

Au lieu de douter de ta foi, et de croire en tes doutes, crois en ta foi ... et doute de tes doutes

Il n’y a pas de doute ! Plus de doute, sur notre route ! J’aime tant cette parole de Pierre Goursat, fondateur de la communauté de l’Emmanuel : « Au lieu de douter de ta foi, et de croire en tes doutes, eh bien doute de tes doutes, et crois en ta foi ! Il faut croire en nous. La foi, ce n’est pas seulement croire en Dieu, c’est aussi croire en l’homme.

Je ne veux plus être « à coté de vous », je ne veux plus être « au dessus de vous ». Non ! Je veux être « en « vous !

Avant sa résurection, Jésus était « à coté » des apôtres, à coté, mais pas « avec » ses apôtres. Ca ne l’interesse pas, d’êtres « à coté » de nous. Il a dit : « Je ne veux plus être à coté de vous, je ne veux plus être « au dessus »de vous, je veux être « en » vous ! » C’est pour ça qu’Il ressuscite. Il peut alors habiter mon coeur et ma vie. Car Il n’est plus un Dieu puissant, Il n’est plus un Dieu tyran, plus un Dieu absent ... mais un Dieu « enfant », à Noël. Enfant ? donc, il a un Père. Dès qu’il y a un enfant quelque part, il y a ausi un père quelque part. Oui, Il nous conduit vers lePère. Le monde est à « l’envers ». Ou plutôt : « allant vers » ... enfin ... vous comprenez ! allant vers ... le Père ! Immense mystère ! On n’est pas toujours des héros, on est parfois des zéros. On a besoin d’énergies, pour aimer la vie. C’est la messe, allez-y. Ce n’est pas un corvée, c’est un rendez-vous d’amour. Je dirais : la croix, ça veut dire : « Plus. » C’est le signe mathématique qui veut dire : « Plus. » La seule religion qui ose ce signe. Fallait déjà oser ! Pour aimer plus ! Pour espérer plus ! Pour avoir confiance de plus, en plus.

Oui, bonne Pâques à tous ! C’est l’amour qui nous pousse !

Sainte Douceline, Pâques 2002.








 

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