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Saint Matthieu (5)

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jeudi de l’Ascension

  Publié le lundi 16 avril 2012

L’Ascension du Seigneur est la Solennité célébrée au quarantième jour après Pâques. Dès la Résurrection, l’humanité de Jésus est toute revêtue de la Gloire du Père ; mais le Christ glorieux « séjourne » près des siens pour affermir leur foi, grâce aux manifestations dont il les favorise.


Jeudi 17 mai : Jeudi de l’Ascension, 10 jours avant la fête de la Pentecôte.

Messes à 9h et 10h30 à l’église Sainte Marie Madeleine. Pas de messe anticipée le mercredi soir.



En latin, ascensio "action de monter" vient du verbe ascendere (ad-scandere) "monter vers".

L’Ascension du Seigneur est la Solennité célébrée au quarantième jour après Pâques. Dès la Résurrection, l’humanité de Jésus est toute revêtue de la Gloire du Père ; mais le Christ glorieux "séjourne" près des siens pour affermir leur foi, grâce aux manifestations dont il les favorise.

Les quarante jours (Ac 1, 3) qui prolongent la vie terrestre de Jésus sont liés à la symbolique de la quarantaine, laps de temps convenant aux grandes expériences de Dieu (cf. Ex 24, 18 ; 1 R 19, 8 ; Mt 4, 2). Au terme de ce délai, Jésus "monte" au ciel pour être à demeure avec le Père, assis à la droite de Dieu. Il ne s’agit pas ici d’une donnée secondaire de la foi chrétienne, mais d’un article du Credo [1], manifestant la seigneurie du Christ, telle que les premières professions de foi l’affirmaient (Ac 2, 33 ; 7J 55.56 ; Ps 109, 1 ; Mt 22, 44 ; 26, 64 ; Mc 16, 19 ; Rm 8, 34 ; 1 Co 15, 25 ; Ep 1, 20 ; Col 3, 1 ; He -1, 3.13 ; 8, 1 ; 10, 12 ; 12, 2 ; 1 P 3, 22).

Le mystère de l’Ascension représente les prémices de l’entrée de tous les chrétiens dans la Gloire.

Pour l’humanité du Christ, l’insertion dans la vie trinitaire est désormais consommée, ce qui procure une joie très profonde aux amis de Jésus, et ce qui leur donne l’assurance de leur prochaine exaltation. En effet, nous sommes les membres de son Corps : la vie de la Tête est déjà la nôtre ; la liturgie ne cesse de nous communiquer, par l’Esprit Saint, l’influx de notre Chef. Nous pouvons bien résider sous les nuages, soumis à toutes les tempêtes, mais déjà "notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment, comme Sauveur, le Seigneur Jésus Christ, qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de Gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même se soumettre toutes choses" (Ph 3, 20-21).

La communion eucharistique, qui nous fait assimiler le Christ glorieux et qui nous assimile à lui, est une anticipation de notre "résidence" dans le sein du Père, tout près du Fils.

[1] Le mot latin credo, qui signifie « je crois », est le premier du Symbole de la foi (voir Symbole). Un Credo est un ensemble structuré d’articles de foi, une sorte de condensé de la foi chré­tienne. Le premier Credo chrétien a été prononcé par l’aveugle-né ; à la question du Seigneur, après sa guérison : « Crois-tu au Fils de l’homme ? », il répondit : « Je crois, Seigneur ! » (Jn 9, 36-38). De même, lors de l’illumination baptismale qui comportait origi­nairement trois immersions dans la piscine, celui qui baptisait demandait avant chacune des immersions : « Crois-tu en Dieu le Père tout-puissant ? Crois-tu en Jésus-Christ ? Crois-tu en l’Esprit Saint ? » A chaque fois, le catéchumène répondait : « Je crois ». Ce sont encore les questions que le célébrant pose lors de la rénovation des promesses du baptême, au cours de la Vigile pascale.

Le Credo a donc une origine liturgique, baptismale ; il n’est que le développement des questions posées au baptême. Signe de reconnaissance entre les chrétiens, pierre de touche pour l’unité de la foi, il devint le point d’aboutissement des précisions dogmatiques, spécialement lors des conciles de Nicée (325) et de Constantino-ple (381). Si le Credo apporte la vie divine au baptisé, en tant qu’il est le oui à l’œuvre de l’Esprit Saint, on comprend que sa reprise commu­nautaire, au cœur de la messe, amène un renouveau de vie spiri­tuelle. Aussi l’Église demande-t-elle que les fidèles proclament ou chantent le Credo aux messes des dimanches et des Solennités. On peut utiliser l’antique Symbole des apôtres — celui qui com­mence le chapelet —, ou, suivant l’usage le plus répandu, le Symbole de Nicée-Constantinople.










 

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