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(mise à jour) De nouveaux saints.

Paroisse Saint-Pie X, 49 rue Henri Poincaré, 83000 Toulon

  Publié le samedi 11 mai 2013 , par Patrice Quesnel

Ce dimanche 12 mai 2013, place Saint-Pierre, le pape François a célèbré la messe des premières canonisations de son pontificat : les 800 martyrs d’Otrante, la colombienne Madre Laura, la mexicaine Madre Lupita.



Reportage

2013-05-12 Radio Vatican

Le Pape François procède pour la première fois à de nouvelles canonisations. Lors d’une messe solennelle célébrée place Saint-Pierre deux religieuses latino-américaines et quelque 800 martyrs italiens décapités en 1480 par les Ottomans pour avoir refusé d’abjurer leur foi ont donc été proclamés saints. Ces canonisations avaient été annoncées par Benoît XVI le 11 février dernier, juste avant l’annonce officielle de la renonciation à sa charge de pape.


- Les nouveaux saints d’Otrante, un symbole pour le monde contemporain.

Devant des dizaines de milliers de fidèles, le Pape a évoqué l’exemple d’Antonio Primaldo et de ses centaines de compagnons. “Où trouvèrent-ils la force de demeurer fidèles ?“, s’est interrogé le pontife. “Dans la foi, a-t-il poursuivi, qui nous fait voir au-delà des limites de notre regard humain“ et ce “même au cœur des obstacles et des incompréhensions“. Et le pape François d’ajouter : “Demandons au Seigneur qu’il soutienne les nombreux chrétiens qui, à notre époque et dans de nombreuses parties du monde, souffrent encore de violences. Qu’il leur donne le courage d’être fidèles et de répondre au mal par le bien“. La persécution des chrétiens à travers le monde, y compris en Occident dans notre monde contemporain, est un sujet sur lequel Benoît XVI était intervenu à plusieurs reprises e qui demeure un sujet de préoccupation central du nouveau pontificat.


- Deux religieuses latino-américaines de la première moitié du 20e siècle ont été élevées aux honneurs des autels : la première sainte colombienne et la deuxième sainte mexicaine, respectivement Laura Montoya Upegui (1874-1949), et María Guadalupe García Zavala (1878-1963). Le pontife a loué le travail d’évangélisation de celle que tout le monde appelle en Colombie Madre Laura. Un travail pédagogique efficace qui respectait la culture des populations indigènes. Madre Lupita est elle aussi un exemple à suivre. Elle a montré par sa vie au service des malades et des abandonnés comment aimer Jésus dans le prochain, a indiqué le pape. “Cela implique de ne pas se refermer sur soi, sur ses problèmes, ses idées, ses intérêts“, a-t-il insisté. Sur le parvis de la basilique vaticane se tenaient les délégations des pays d’origine des nouveaux saints, dont le président colombien Juan Manuel Santos Calderón. Plusieurs cardinaux célébraient aux côtés du pape, dont le Colombien Rubén Salazar Gomez, le Mexicain Francisco Robles Ortega ou encore Oscar Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa, au Honduras.


- "Embourgeoisement du cœur"

Improvisant en divers endroits, le pape François a opposé ces exemples de charité à “l’embourgeoisement du cœur, qui nous paralyse“. “Il ne faut pas avoir honte, peur ou dégoût de toucher la ‘chair du Christ’“, a-t-il alors lancé. Et de demander aux fidèles des “gestes concrets“ et quotidiens pour être témoins de la charité. Le pontife a vivement invité les chrétiens à annoncer l’Evangile “par leur parole et par leur vie“ et à ne pas s’en tenir à “leur petit monde, qui nous fait tant de mal“. Et de rappeler que le vrai trésor ne réside pas dans les œuvres ou les organisations, mais bien dans le Christ.

Les martyrs d’Otrante

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Chapelle des martyrs, cathédrale d’Otrante (Pouilles, Italie)

Ce 12 mai, le Pape François préside place Saint Pierre la messe de canonisation des bienheureux martyrs d’Otrante, Antonio Primaldo et ses compagnons. Ces 800 habitants de la ville des Pouilles ont été tués le 14 aout 1480 par les turcs de Gedil Ahmed Pacha, pour avoir refusé de se convertir à l’Islam après la chute de leur ville. Le 13 octobre 1481, les corps des Otrantins massacrés furent trouvés indemnes par Alphonse d’Aragon et furent transférés à la Cathédrale des Bienheureux Martyrs d’Otrante. Un procès en canonisation qui avait commencé en 1539 se termina en 1771, quand le pape Clément XIV déclara bienheureux les 800 victimes et en autorisa le culte. Depuis ils sont les protecteurs d’Otrante [1].

Laura di Santa Caterina da Siena, Madre Laura

Cette célébration revêt aussi une importance particulière pour la Colombie et pour les indiens d’Amérique latine. Le Saint-Père canonise en effet la première sainte colombienne de l’histoire : Madre Laura, religieuse et éducatrice, avocate des peuples indigènes, fondatrice d’une congrégation Missionnaire, morte en 1949.

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Madre Laura, Laura di Santa Caterina da Siena

Institutrice à la campagne puis religieuse au Carmel de Medellin, à la fin du 19° siècle, Madre Laura est indignée par les injustices subies par les indiens autochtones, dénigrés par la société colombienne.

Cette carmélite est habituée à une vie sédentaire et contemplative ; elle va pourtant passer à l’action avec courage. Elle qui n’avait jamais escaladé les montagnes, ni dévalé des pentes raides va avoir l’audace de pénétrer dans la forêt colombienne et d’affronter toutes sortes de dangers pour aller à la rencontre des tribus autochtones. Bousculant les schémas sociaux et ecclésiaux de l’époque, elle prêche l’Evangile avec simplicité et annonce aux indiens le message de la Rédemption.

En 1914, à l’âge de 40 ans, elle fonde une congrégation pour permettre à d’autres femmes de suivre son exemple et d’appliquer de nouveaux modèles d’évangélisation. Car Madre Laura croyait fermement que les femmes doivent occuper une place de choix dans l’apostolat missionnaire.

Les femmes – disait-elle - sont le visage maternel de Dieu auprès des laissés-pour compte. Grace à son œuvre d’évangélisation, des églises ont été construites, des catéchistes indiens ont été formés, des ministres de la parole, des professionnels de la santé, des instituteurs des laïcs engagés ainsi que quelques prêtres et religieuses autochtones.

María Guadalupe García Zavala, Madre Lupita

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Madre Lupita, María Guadalupe García Zavala

Une autre religieuse latino-américaine est canonisée ce dimanche : Madre Lupita, une mexicaine qui a sauvé la vie d’un archevêque.

Une femme héroïque qui a consacré sa vie aux malades et aux nécessiteux qui a fondé un hôpital et une congrégation religieuse. Madre Lupita affronta avec courage les mesures antichrétiennes qui touchèrent le Mexique de 1914 à 1930. Dans un contexte d’insurrection et d’instabilité, les autorités de l’époque décidèrent de « décatholiser » le Mexique pour « l’ouvrir à la modernité ». Les persécutions furent féroces, le culte catholique interdit pendant plusieurs années.

Les religieuses de Madre Lupita furent contraintes, comme les autres, de revêtir des habits civils, de cacher le saint Sacrement et de présenter leur hôpital comme une structure de la Croix rouge. Recherché par les autorités, l’archevêque de Guadalajara, Mgr Francisco Orozco y Jiménez trouva refuge pendant un an et demi dans l’hôpital San José grâce au courage de Madre Lupita, alors que les familles catholiques avaient refusé de l’accueillir par peur des représailles. Dans l’hôpital qu’elle dirigeait on servait aussi des repas gratuits pour les séminaristes indigents. Madre Lupita est morte en 1963 en laissant en héritage le témoignage lumineux de son service des plus faibles et des souffrants.


Sources  : news.va et vatican.va

Voir aussi l’article de l’Osservatore Romano en date du 12 mai 2013 "Les premiers saints du pape François" (en français) via http://www.news.va/fr/news/les-prem... ou http://www.osservatoreromano.va/por...



[1] Pour plus de détails sur l’histoire de ces martyrs, voir les articles de Sandro Magister et Alfredo Mantovano (trad. Ch. de Pechpeyrou) : http://chiesa.espresso.repubblica.i....
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